Un enseignant licencié à Bougie pour avoir observé une minute de silence à la mémoire de Hocine Aït Ahmed

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Lhocine Ait Ahmed
Lhocine Ait Ahmed

EL KSEUR (Tamurt) – Les pratiques Boumedienniennes sont loin de disparaître en Algérie. Le directeur du centre de formation de la ville d’El Kser, à Bougie, a licencié un jeune enseignant rien que pour avoir observé avec ses étudiants, 3 janvier dernier,  une minute de silence à la mémoire de Hocine Aït Ahmed, alors qu’officiellement toute l’Algérie était en deuil décrété par la présidence de la république suite à la disparition du chef historique kabyle.

Le jeune enseignant Mohand Haddadou ne compte pas se laisser faire. Il veut récupérer son poste et régler cette injustice dont il est vicitime. Des responsables du parti du FFS comptent, eux aussi, ne pas rester les bras croisés et défendre la victime. La presse s’est saisie de l’affaire et une vague de dénonciation et d’indignation de la population kabyle qui s’est soulevée juste après l’annonce de cette information. Un mouvement de protestation devant le centre de formation d’El Kseur est probable durant cette semaine si rien n’est fait.

Plusieurs Kabyles réclament même de fermer ce centre jusqu’a ce que le jeune Mohand soit rétabli dans ses droits. D’autres réclament même des sanctions contre les responsables de cet acte du raciste et de haine.  « Ces responsables doivent être excommuniés de la Kabylie. Les Kabyles doivent rendre eux même le verdict et appliquer la loi kabyle ancestrale », propose un jeune militant du MAK.  Par ailleurs, le licenciement de ce jeune enseignant kabyle démontre, une fois de plus, que Hocine Aït Ahmed reste toujours l’ennemi de l’Algérie officielle.

Le deuil annoncé par les dirigeants algériens n’est qu’une pure hypocrisie, comme tout le monde le sait. De ce fait, l’empêchement de sellal et de sa « smala » gouvernementale d’assister à l’enterrement de Hocine Aït Ahmed le premier janvier dernier est salutaire à plus d’un titre. Ce comportement est à méditer, à chaque occasion similaire en Kabylie.

Lounès B

AMIZOUR (Tamurt) – Un jeune enseignant stagiaire du centre de formation professionnelle d’Amizour a été licencié pour avoir osé demander à ses apprenants d’observer une minute de silence à la mémoire de feu Hocine Ait Ahmed.
 
Au motif qu’il n’avait aps informé l’administration et violé le règlement intérieur, la direction n’a aps trouvé mieux que de mettre fin au contrat liant ce jeune professeur de l’enseignement professionnel à l’établissement. Un autre excès de zèle comme il n’en existe que chez le pouvoir algérien et ses sbires.
 
L’affaire a été saisie par les réseaux sociaux et une action corsée pour exiger la réintégration de ce jeune militant de la cause kabyle est en gestation. Seule la réaction populaire peut mettre un terme aux agissements de certains bureaucrates qui font tout pour plaire à leurs chefs.