Un long métrage en cours de réalisation : La mort de Krim Belkacem passée sous silence

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CULTURE (Tamurt) – Un long métrage est en cours de réalisation par Ahmed Rachedi sur le signataire des accords d’Evian, Krim Belkacem, dans la vallée de la Soummam. C’est le ministère des anciens maquisards et celui de la Culture qui sont derrière cette initiative. Des milliards de centimes seront dépensés pour sa réalisation.

Selon des sources très proches du ministère des anciens maquisards, ce film s’annonce comme un fiasco, un navet et ressemble à tout sauf à la véritable histoire de la vie de l’enfant prodigue d’Ilallen, dans la région d’Ath Yahia Moussa. Plusieurs étapes très importantes de la vie de Krim Belkacem ont complètement été ignorées. Le parcours hors du commun de ce héros national a été évoqué superficiellement par les producteurs de ce film, ou plutôt de ce navet, et évitent tous les épisodes et les scènes qui fâchent.

Le premier coup de censure frappe l’histoire de son assassinat qui a ébranlé le monde entier en 1970. Le film ne fait aucune allusion à la liquidation physique de Krim en 1970 dans un hôtel à Frankfurt, en Allemagne. Acte criminel signé par les mains des agents de la redoutable Sécurité Militaire du régime raciste envers les Kabyles de Bouharouba. Krim Belkacem qui avait pris le chemin des maquis dès 1947, n’était jamais tombé entre les mains de l’ennemi. C’était d’ailleurs le seul chef historique à n’avoir jamais été emprisonné ou arrêté par l’armée coloniale. Mais là où l’armée française avait échoué, c’est-à-dire à éliminer Krim, le clan d’oujda a pu le faire en Europe, au cœur même de l’Allemagne !

On se demande alors où avait la tête le scénariste et journaliste, Boukhalfa Amazit, lorsqu’il a rédigé le parcours de Krim sans évoquer son assassinat ? Cet auteur a empoché un milliards de centimes, précise notre source. Ce qui explique certainement son comportement. Ce monsieur et son ami réalisateur ont ainsi tué Krim une seconde fois.

L’autre insulte et dénigrement infligés au Lion du Djurdjura, comme aimaient le surnommer les maquisards, c’est la réalisation de ce film en langue arabe. Krim était un Kabyle de souche qui ne prononçait aucun mot en langue Arabe !

Le pouvoir raciste d’Alger compte arabiser même les martyrs et les morts ! Un jour ou l’autre, des films sur les héros Kabyles seront réalisés dans les règles de l’art et les auteurs de l’assassinat de Krim seront mis au-devant de la scène, le reste, remplira la poubelle de l’histoire !

Le choix du comédien qui va incarner le rôle de Krim n’a aucune ressemblance physique avec lui. Il est même d’un comportement nonchalant. C’est un certain Salim Allam, un chétif d’une silhouette squelettique, alors que Krim est un costaud au regard d’un tigre et toujours bien éveillé. Ce choix est une façon de dénigrer un peu plus l’un des hommes qui ont participé à l’indépendance du pays.

Youva Ifarwen