Un rassemblement pacifique violemment réprimée à Alger – Un membre de l’Observatoire des droits de l’Homme de Tizi-Wezzu interpellé par la police

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La répression féroce des services de sécurité continue de s’abattre sur les militants des droits de l’Homme. Plusieurs manifestants ont été embarqués par la police ce mercredi, lors d’un rassemblement contre l’intervention militaire occidentale en Syrie.

Les agents de police déployés en grand nombre ont réprimé cette manifestation et ont procédé à des arrestations massives. Parmi les personnes interpellées, on retrouve le jeune Madjid Serrah, un membre actif à la section d’Amnesty international et de l’Observatoire des droits de l’Homme de Tizi-Wezzu. Madjid Serrah et les autres marcheurs arrêtés sont toujours dans un commissariat de police à Alger. Les organisations des droits de l’Homme ont dénoncé ces pratiques d’un régime qui ne fait que mater et interpeller ses citoyens.

Le droit à la manifestation de rue est totalement bafoué dans un pays gangrené par la corruption. Les organisations onusiennes ont souvent accablé l’Algérie sur ces histoires de répression à l’endroit des citoyens qui veulent exprimer leur ras-le-bol. Au moment où Bouteflika, ce président hémiplégique, reçoit dans sa résidence le « chef terroriste » du mouvement tunisien Ennahdha, ses agents de répression ont réprimé une marche pacifique à Alger. Au lieu d’arrêter les responsables voleurs qui ont dilapidé les richesses du pays, le régime n’a pas trouvé mieux que d’interpeller de jeunes manifestants qui s’élèvent contre l’injustice. Par cela on peut comprendre que l’Etat d’urgence est toujours en vigueur alors que les décideurs prônent leur victoire devant le terrorisme avec une réconciliation qui a réhabilité les égorgeurs de citoyens.

Moussaoui R.

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