Université de Bastos Tizi-Ouzou : Est-ce un lieu de savoir scientifique ou de débauche à ciel ouvert ?

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – En effet, certains couples d’étudiants ne se gênent aucunement dans leurs ébats amoureux à l’œil d’autrui. Décidément, de telles pratiques n’honorent pas l’université. Dans la partie sud de Bastos, il y a un espace vide dont une partie est boisée et dont la limite côtoie les demeures des riverains du Lotissement Touat. Donc, il est même impossible pour ces familles de feindre ne pas voir ces couples en plein accouplement. De telles agressions se passent pendant le jour ». A la tombée du soir et des fois jusqu’à une heure tardive de la nuit, les agressions sont d’une autre nature.

En effet, en moyenne une soirée musicale est organisée par semaine. L’adjectif « musicale » n’a pas vraiment sa place ici car en fait de musique, il s’agit en réalité d’un vacarme assourdissant. Ce qu’on propose aux étudiantes résidentes de Bastos en matière musicale n’est autre que ces disques jockeys (D.J). Les chansons sont d’une débilité à faire perdre la raison aux champions de la psychanalyse. D’aucuns n’ignorent que le D.J n’est ni plus ni moins qu’une compilation de ces chansons grotesques appelées à tort ou à raison » cocktails » interprétées par des hommes et des femmes dont la seule compétence consiste à voler des artistes.

En mettant l’appareil de sonorisation au maximum de décibels, vous avez les tympans qui vous défoncent le crâne. Certains esprits s’interrogeraient dans ce cas sur l’état de santé de ces résidentes de Bastos. Eh bien les fêtardes ne se sentent pas dérangées par le vacarme dès lors que beaucoup d’entre elles se trouvent, par l’effet de drogue et d’alcool, dans un état presque second.

Oui, à la cité de jeunes filles de Bastos, l’alcool coule à flot et la drogue est servie comme on sert des hamburgers dans les restaurants Mc Donald. Beaucoup de témoignages nous été faits sur cet état de fait par des personnes ayant assisté à maintes reprises à ces soirées dignes des noceurs de Sodome et Gomorrhe. Naturellement, ce n’est pas toutes les résidentes de Bastos qui se droguent ou qui mènent une vie de débauchées. Oui, il y a bel et bien des étudiantes qui ne sont motivées que par des études. Il se trouve justement que cette catégorie d’étudiantes souffre le martyr.

Pour échapper aux scènes de débauche, elles s’enferment dans leurs chambrées. Cependant, elles ne peuvent réviser leurs leçons tant le vacarme « viole » l’espace de leurs chambres. Le mal est aujourd’hui si grand qu’il faut un grand courage pour le traiter. D’ailleurs, même en osant attaquer ce mal, il ne peut disparaître que par évanescence. En d’autres termes, il faut compter aussi sur l’élément temporel pour récolter les effets de la thérapie. Et en attendant ce début de solution, il est légitime de se poser la question que voici : Où trouver le paladin qui donnera le coup d’envoi de l’opération de moralisation de cet espace universitaire ? Est-il nécessaire de rappeler à nos fidèles lecteurs et lectrices que la cité universitaire de Bastos est aussi fournisseuse de « tendre chair » pour certains gros bonnets de la région et d’ailleurs ? Est-il nécessaire de rappeler l’implication de personnes hauts placés dans l’administration et le monde politique dans ce réseau de prostitution ? Est-il nécessaire de rappeler que ces proxénètes haut de gamme connus au plus haut niveau de l’Etat algérien sans pour autant que le moindre reproche leur en soit adressé ? Comment ces proxénètes portant le masque d’administrateurs et de politiques risquent-ils une quelconque sanction dans la mesure que les hommes qu’ils servent en jouissance sexuelle sont ceux-là mêmes qui devraient veiller au respect de bonnes mœurs ?

Leurs rôles de pourvoyeurs de femmes leur est même permis à présent de monter tous les échelons de leur vie professionnelle. A présent, ils convoitent et revendiquent même le titre de « dignitaire ». Il nous semble que le début de solution au problème de la débauche pratiquée à la cité Bastos de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou (Tizi-Ouzou) réside avant tout dans l’implication et la mobilisation parentales. Un parent aux revenus moyens qui voit sa fille, encore étudiante, riche comme Crésus sans pour autant avoir mis la main sur quelque trésor enfoui les abysses de l’océan est tenu de se creuser un tant soit peu les méninges. A défaut de cela, il ne sera que légitime de l’accuser d’encourager sa fille à suivre la voie de la débauche.

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