Graves violations des droits humains dans un commissariat

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Devant un commissariat Alger
Devant un commissariat Alger

ALGER (TAMURT) – Hier aux environs de 17 heures passées, plusieurs militants du parti politique Mouvement Démocratique et Social (MDS) et de l’association Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), tenant un rassemblement de contestation, devant la grande poste à Alger, furent emmenés manu militari au commissariat de Baraki, à quelques trente kilomètres d’Alger.

A minuit passé, au même commissariat où les hommes ont été séparés des femmes et mis dans deux salles différentes, selon Amel, une des militantes qui s’est confiée au quotidien El Watan : « Nous étions quatre femmes, deux militantes du MDS et deux autres de RAJ. Les policiers nous ont fait entrer dans une pièce, l’une après l’autre. Quand je suis entrée, j’ai trouvé une femme en civil qui m’a demandé de me déshabiller. J’ai refusé et j’ai lui demandé sa carte professionnelle (de police). Elle m’a répondu : laissez-moi faire mon travail. Et quand j’ai résisté, elle m’a menacé d’appeler les autres policiers pour me dévêtir… lorsque j’ai enlevé mes habits, elle m’a demandé d’écarter les jambes, avant de commencer, sans gants, à fouiller mes parties intimes (…) ». Ce n’est que le lendemain, à 1h du matin que les militants ont été relâchés.

Selon Me Dabouz qui a émis une vidéo live, sur sa page officielle, ce genre de procédures est non seulement illégal, mais relève du pénal. Il a également appelé les manifestants à lire la constitution et les lois les autorisant à manifester et à dire ouvertement leur opinion politique ; de rester en alerte et de prendre les agresseurs en photo s’il le faut, afin de déposer plainte. Aussi, il a appelé les juges et ses confrères les avocats à se solidariser avec toute personne agressée et lésée dans ses droits par la police ou autre personne.
Il faut également souligner que dans une autre vidéo, un groupe de policiers en casques et boucliers furent agressés par un groupe de jeunes les insultants et les frappant, les poussant ainsi à quitter les lieux. Que se passe-t-il dans les rangs de la police, puisque le 14 avril, les manifestants, comme quelques policiers furent gazés par des hommes en civil et agressés par des voyous ?

Si le GOSP a été déployé au même temps que les agents de la sûreté nationale, pourquoi a-t-on vu sur différentes vidéos des civils, au niveau de la tour Air Algérie, comme au niveau des escaliers du Télémly, un quartier d’Alger, des hommes en civil, gazant les manifestants, à coups de tirs de bombes lacrymogène ou encore en les vaporisant ? Qui sont ces hommes et qui leur a donné l’ordre de semer la panique au tunnel des facultés où femmes, enfants et personnes âgées se trouvaient aux côtés des hommes.
Rien ne justifie la répression des manifestations qui a commencé par l’arrestation des militants Mzabs ; et qui continue par l’arrosage des foules par de l’eau chaude et du gaz lacrymogène.
Les policiers qui ont arrosé les manifestants par des bombes lacrymogènes sont aussi responsables que leurs commanditaires. Il faut les identifier et les poursuivre en justice.

Après des semaines de démonstration d’un grand civisme et de pacifisme dans les revendications par les Algériennes et Algériens qui n’acceptent pas moins qu’un changement radical du système, il est clair que le pouvoir algérien, incarné hier par Bouteflika et aujourd’hui par le politico-militaire le Général Ahmed Gaid Salah, dépassé par les évènements, appartenant déjà au passé, veut entretenir cette image d’un « peuple algérien violent et ingouvernable et « inapte pour la démocratie » que ce pouvoir a tout fait pour la créer et l’entretenir depuis 1962, afin de bénéficier du soutien des démocraties occidentales qui ont peur du terrorisme islamiste. En fait, et le pouvoir algérien et les puissances occidentales savent bien que même si cette image était vraie, elle n’est que le résultat de la politique du pouvoir algérien.

Nous, Izmulen, condamnons ces violences du pouvoir et ces violations des droits de l’homme et invitons les victimes à poursuivre en justice les auteurs de ces crimes, commanditaires et exécuteurs.

Paris le 16 avril 2019
Président d’Izmulen
Mohammed DABOUZ

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