Vendredi, acte 5 : «Bouteflika, dégage !»

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Manifestation en Kabylie
Manifestation en Kabylie

ALGERIE (TAMURT) – Des millions de citoyennes et de citoyens sont encore sortis dans la rue pour le cinquième vendredi consécutif pour lancer une fois de plus, avec détermination, à la figure du président Abdelaziz Bouteflika : « dégage ! ». L’essoufflement tant espéré par le pouvoir n’a pas été là. Le feuilleton continue donc.

A Alger, Tizi Ouzou, Bgayet, Bouira et partout ailleurs, la rue algérienne a été envahie une fois de plus par des millions de personnes décidées à aller jusqu’au bout et à ne pas capituler devant l’entêtement du clan présidentiel consistant à maintenir le suspens jusqu’au 28 avril prochain, date de l’expiration officiel du quatrième mandat de Bouteflika. Les marches qui ont eu lieu en ce vendredi, il faut le souligner ont beaucoup surpris car certains observateurs s’attendaient à une baisse de mobilisation vigilance alors que d’autres appréhendaient une baisse du nombre de manifestants à cause du climat et des intempéries de ces deux derniers jours. Mais, la grande foule était au rendez-vous partout.

Alger était noire de monde dès la première heure de la matinée. Les centaines de milliers de manifestants n’ont pas attendu l’après midi pour se manifester. Et des places publiques comme Audin, la Grande poste, Champs-manœuvres… étaient envahies par des marrées humaines tout simplement impressionnantes. Des slogans extrêmement hostiles à Abdelaziz Bouteflika, Ouyahia, Said Bouteflika, Sidi Said, Ramtane Lamamra et Lakhdar Brahimi ont été scandés avec une grande fermeté par les manifestants d’Alkger.

Idem dans les grandes villes de Kabylie où les dizaines voire les centaines de milliers de marcheurs ont dit toutes leurs vérités aux détenteurs du pouvoir en Algérie depuis vingt ans. Ce qui a marqué toutes les marches de ce vendredi, le cinquième depuis le 22 février, c’est l’esprit pacifique dans lequel elles se sont déroulées. Aucun incident n’est d’ailleurs à signaler.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Soit dit clairement, Les divergences de vision entre les places publiques Kabyles et celles mues par le proto-islamisme encore couvé par le peuple et Etat arabe ne peuvent etre logés sous les memes enseignes.

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