Le verdict de l’affaire Bouhafs sera connu mardi prochain

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SETIF (Tamurt) – Les avocats de la ligue des droits de l’homme, les membres de l’observatoire algérien des procès, des journalistes et de simples citoyens, tout le monde était là pour assister au procès en appel de Slimane Bouhafs qui s’est tenu ce matin à la cour de Sétif.

Déjà, dès le départ, il y a eu quelques frictions entre cette armada de personnalités qui voulaient assister à cette séance, censée être publique, et les services de sécurité qui ont reçu l’ordre de n’autoriser que les membres de la famille de l’inculpé.  Il a fallu une protestation officielle auprès du procureur général pour que ces défenseurs des droits de l’homme puissent être autorisés à assister.

Bien que paraissant très fatigué, Slimane Bouhafs s’est défendu becs et ongles contre le grief retenu à son encontre. Il dira qu’il a tout simplement partagé, en tant que chrétien, des messages, qui ne sont pas les siens, sur les réseaux sociaux et qu’il s’est dit opposé au principe d’imposition par la constitution de l’islam comme religion de l’état en revendiquant la séparation de la religion de l’état. Par ailleurs, il fera part de son opposition à la réconciliation nationale  qui a favorisé les terroristes au détriment des policiers comme lui. Il dira qu’il a perdu ses droits en sa qualité d’ancien policier.

De leur côté, en plaidant,  les avocats, dépêchés par le bureau de Bougie de la ligue des droits de l’homme, ont remis en cause le premier procès expédié par le tribunal d’Aith Ouarthilane et demandé son annulation et l’arrête des poursuites à l’encontre d leur client. Le juge, tout en annonçant la prononciation du verdict pour le mardi prochain, maintiendra l’inculpé en détention.

Amaynut