Qui veut nuire à la Kabylie ?

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Fumée dégagée par la décharge d'Aokas

BOUGIE (Tamurt) – Les responsables de la wilaya de Bougie, de connivence avec les élus locaux, ont décidé de mettre la région à genoux. Tous les projets structurants et importants ne sont jamais menés jusqu’à leur concrétisation.  La pénétrante, chemin économique de développement, le centre hospitalo-universitaire, alternative au manque de structures hospitalières, ou l’échangeur des 4 chemins de la ville de Bougie, qui permettra une meilleure fluidité de la circulation, sont à 50 %  de réalisation malgré leur entame qui date de plusieurs années.

Plusieurs autres projets d’utilité publique ont souffert le martyre avant qu’ils ne soient, enfin, achevés. Souvent, il est enregistré, dans la région, des retards de plusieurs mois ou encore des années, sans que cela ne fasse bouger les responsables. Outre ces retards, il y a aussi le phénomène du blocage de l’investissement privé. Rebrab n’a toujours pas d’autorisation de déchargement des équipements devant servir à la réalisation de son usine de trituration des graines oléagineuses. Même si le premier ministre algérien a déclaré prendre le problème en main, rien n’a été fait et d’ailleurs, le wali, son représentant dans la région, refuse d‘aborder ce problème. Même le tourisme, le secteur que l’on considère comme l’après-pétrole, ne risque pas d’être développé. Le wali répète à qui veut l’entendre que l’accès aux plages est gratuit et pourtant il ne fait rien pour interdire aux squatteurs des plages d’obliger les baigneurs à payer des sommes exorbitantes sous forme de droits de stationnement de leurs véhicules ou encore pour une location « forcée » de parasols ou chaises en plastique. De par ces comportements, aucun touriste ne risquerait de cibler la Kabylie pour y passer ses vacances.

Non seulement, on fait payer le vacancier à chaque coin de rue, en contrepartie, on ne lui offre rien. Bien au contraire, on lui présente une situation désolante qui le pousse à déguerpir et à ne plus y revenir. Pénuries fréquentes d’eau et saletés à tous les coins de rue. Absence criant de centres d’enfouissement technique ou de décharges contrôlées et prolifération de décharges sauvages dans toutes les contrées y compris dans les villages les plus reculés. La décharge balnéaire d’Aokas située en bordure de mer dégage une odeur nauséabonde à longueur de journée et une fumée mortelle en soirée. Qui est derrière ce pourrissement de la situation en Kabylie ? Les responsables en priorité, les élus en second et la complaisance de la population pour couronner le tout.

Amaynut 

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