Des victimes de kidnappings en Kabylie poursuivies en justice

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kidnapping en kabylie

KABYLIE (Tamurt) – Les déboires n’en finissent pas pour les victimes et les proches des personnes enlevées par les groupes armées à Tizi-Ouzou entre 2006 et 2013. En plus de la menace permanente et la psychose qui pèsent sur eux, ils ont versé des sommes faramineuse pour leur libération.

Pis encore, en plus des services dit de sécurité, qui n’ont rien fait ni pour les protéger, ni pour les libérer de leur captivité, la justice algérienne vient récémment de poursuivre une dizaine de victimes et leurs proches. Leur tord, avoir versé des rançons aux ravisseurs  contre leur libération. L’information nous a été révélé par une source sécuritaire. Une des victimes, de la région d’At Dwala a confirmé sa convocation par la gendarmerie pour délit de versement de rançon à un groupe armée, mais elle a refusé d’annoncer son nom de peur de voir les services de sécurité s’acharner davantage contre lui. Les victimes d’enlèvements sont ainsi doublement victimes, laissées pour compte par les services de sécurité, menacées par les groupes armées (ou de l’armée?), et encore il risque de lourdes peines pour avoir versé des rançons.

On a appris aussi que des procès sont prévus contre les anciennes victimes enlevées pour le même motif. On se demande alors pourquoi les services de sécurité ont brillé par leur absence durant la captivité des victimes, qui sont aux environs de 100 personnes à Tizi-Ouzou, pour surgir maintenant pour enfoncer le clou? Les proches des victimes, qui étaient pour la plupart des investisseurs et des entrepreneurs immobiliers, livrés à eux même, n’avaient aucun choix que de verser des rançons pour se libérer des griffes des groupes armés qui ne sont jamais inquiétés.

Des rançons, rappelons-le, qui dépassent  parfois les 3 milliards. Et la question qui taraude les esprits aussi, pourquoi les terroristes ne kidnappent qu’en Kabylie? L’implication directe des services de sécurité dans les enlèvements des investisseurs en Kabylie parait toujours la plus plausible. Quant au laxisme des services de sécurité dans l’affaires des centaine d’enlèvement en Kabylie, elle n’est plus à démontrer. Notons qu’au moins une dizaine de victimes ont été exécutées par les groupes armés pour avoir refusé de verser des rançons.

Ravah Amokrane

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