Ville de Tizi-Ouzou : Les intempéries dévoilent le rafistolage des autorités locales

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces dernières heures sur la ville de Tizi-Ouzou et ses environs ont mis à nu le travail de bricolage de la direction des travaux publics.

Après à peine une vingtaine de minutes d’averses, une bonne partie de la nouvelle-ville de Tizi-Ouzou a été submergée et inondée par les eaux. Des mares se sont formées au niveau des carrefours et se frayer un chemin relève du domaine de l’impossible.

La circulation automobile a été bloquée des heures durant, presque toute la soirée de mercredi. Les éléments de la protection civile n’ont pas pu intervenir. Il n’existe aucun caniveau en ville pour canaliser les fortes eaux de pluies. Les nouveaux trottoirs, récemment réalisés, sont tous endommagés. Réalisés à coups de milliards, les travaux de viabilisation de la nouvelle-ville de la capitale du Djurdjura ne résistent pas à une saison hivernale, voire à une simple averse.

De nouveaux travaux seront certainement entamés l’année prochaine mais de la même manière que ceux de l’année précédente, à coup de milliards et probablement avec le même entrepreneur de travaux publics.

Une bonne excuse pour gaspiller encore des milliards, sinon comment expliquer que les travaux de réhabilitation des trottoirs d’une ville comme Tizi-Ouzou aient duré plus de 10 ans ? On se demande quel est le rôle des élus locaux.

Ils n’ont « aucune prérogative pour intervenir et effectuer des audits », argumentent-ils. Etant donné qu’ils n’ont pas le pouvoir d’agir ni de réagir comme ils le prétendent, que l est donc leur rôle? Face à ces aveux-confessions d’impuissance, la population s’interroge sur l’utilité et leur participation aux élections ? La réponse est simple. Eux aussi ont eu leur part du gâteau.

Youva Ifrawen