Ils voulaient sauver la JSK : Où sont passés Iboud, Menad et les autres?

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KABYLIE (Tamurt) – Les amoureux de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) s’interrogent, depuis quelques jours, sur la disparition prolongée et mystérieuse des anciennes gloires du club qui ont notamment mené un long et juste combat pour extirper la JSK de griffes de Mohand-Chérif Hannachi, après que ce denier ait mené le club vers la dérive.

Alors que l’on s’attendait à ce que ces anciennes gloires se retroussent les manches pour sauver la JSK dès que Hannachi avait été éconduit de la présidence du club, rien ne se pointe à l’horizon. On ne voit, ni Mouloud Iboud, ni Djamel Menad, ni aucun des anciens grands joueurs qui ont activement participé à l’ensemble des initiatives ayant été entreprises afin de déloger Hannachi de la présidence du club car ce dernier a été le responsable de la situation lamentable dont laquelle se débat le club kabyle depuis plusieurs années. Mais où sont donc passé Iboud et les autres ?

Pourquoi ils ne se sont pas manifestés pour trouver, ensemble, un moyen de relancer un club menacé de plus en plus de relégation avec des défaites qui s’enchainent à domicile et à l’extérieur et à rythme effréné ? Toutes ces questions restent sans réponse pour l’instant. Aucune sortie médiatique n’a été enregistrée depuis, le départ de Mohand-Chérif Hannachi, par Mouloud Iboud, un inconditionnel amoureux de la JSK, dont personne ne peut remettre en cause la sincérité quand il s’agit d’un club qui a marqué les esprits de tous les kabyles. Il y a sans doute donc des raisons, ignorées du grand public, qui font que ni Iboud et les autres n’ont, jusque-là, pas bougé le petit doigt pour faire quelque chose.

Mais ces grandes figures de proue de la JSK gagneraient à s’exprimer et à dire toutes les vérités pour s’expliquer ne serait-ce que pour l’histoire. Car, si leur silence se prolonge plus qu’il n’en faut, il donnera lieu à des spéculations qui pourraient porter sérieusement atteinte à leur crédibilité. Alors que jusqu’à maintenant, il s’agit des hommes les plus crédibles que la JSK ait enfanté et compté dans ses rangs depuis sa création dans les années quarante.

Tahar Khellaf