La vraie raison du refus de visa pour Ferhat Mehenni par le Maroc

10

DIASPORA (Tamurt) – Le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, ferhat Mehenni, a mis les points sur les “i” concernant le refus du Maroc de lui accorder un visa pour assister à un colloque sur Tamazight. « La demande de visa n’a pas été déposée dans les délais car l’invitation officielle au colloque ne m’est parvenue qu’une semaine avant la tenue de cet événement. Cela a dû créer un malentendu que je tiens à lever. S’il y a eu lenteur administrative, on ne peut l’interpréter comme un refus », explique le numéro un du GPK dans une interview publiée par l’agence Siwel. 

Ainsi, Ferhat Meheni met fin à toute une polémique qui ne devait pas avoir lieu. Le régime algérien a profité de ce refus pour semer la propagande à travers ses médias qui excellent dans l’intox et le mensonge. « Un visa pour un colloque est un détail qui ne peut remettre en cause des démarches diplomatiques à l’échelle nord-africaine ou continentale, aux enjeux autrement plus colossaux. Ma présence au Maroc au moment où deux officiels marocains se rendaient à Alger n’aurait nullement pu affaiblir la portée de leur action », explique encore Ferhat Mehenni qui semble ne pas accorder trop d’importance à cette énième politique créée de toute pièce par les services secrets coloniaux d’Alger.

Il a axé, par contre, son intervention sur l’échec cuisant d’Alger dans sa création du Polisario. Un projet qui semble tomber à l’eau après plus de 40 ans de financement aveugle qui a porté un grave préjudice à toute l’union Africaine. Ferhat Mehenni est allé même jusqu’à féliciter le Maroc qui a décidé de réintégrer l’Union Africaine. « Le Maroc a claqué la porte de l’OUA en 1984 pour protester contre l’admission au sein de celle-ci de la RASD, suite à des efforts diplomatiques algériens agressifs. Aujourd’hui, 32 ans après, la plupart des soutiens de la RASD se sont volatilisés. La pétition pour le retour du Royaume au sein de l’organisation continentale a déjà recueilli la signature de la majorité des pays membres. Le passage par Alger est presque une formalité », fera rappeler le président du GPK .

Lounès B