Il y a 16 ans, la gendarmerie algérienne tua Guermah Massinissa

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massinissa guermah

KABYLIE (Tamurt) – Le 18 avril 2001, un gendarme vide son chargeur sur un jeune lycéen à l’intérieur d’une brigade de la gendarmerie d’At Douala. Benflis, premier ministre,  n’avait soufflé aucun mot. Son président aussi.  Zerhouni avait enfoncé le clou et a ouvert la guerre en déclarant qu’il s’agit d’un voyou éliminé. C’était le début d’un autre drame qui a ensanglanté toute la Kabylie.

130 autres jeunes kabyles ont, alors, été tués par les services de la gendarmerie. Pendant deux ans, la Kabylie était mise à feu à sang par le régime raciste d’Alger. L’enquête de ce même régime a conclu qu’un «  ordre a été donné aux gendarmes pour tirer sur les civils, mais aucun ordre n’a été donné pour cesser le feu ». La guerre était ouverte et les Kabyles ont payé, encore une fois, de leur sang et chers enfants.  Les assassins ne sont jamais identifiés ni inquiétés. Au final, Abrika avait conduit une délégation de négociation avec le régime pour ne pas payer les factures  de ….l’électricité. Il s’est retrouvé par la suite, avec ses compagnons, pris en charge à vie à l’hôtel El Manar de Sidi Fredj et le dossier a été clos.

Heureusement que le MAK a été créé pour protéger la Kabylie. Depuis la création de ce mouvement, le régime algérien a atténué son atrocité vis-à-vis des kabyles. Il a compris qu’ils peuvent arriver même aux armes. Les kabyles, aujourd’hui, veulent en finir définitivement avec le colonialisme Algérien. Pour le 20 avril, il ne s’agit pas seulement de la commémoration de ces événements, de ces douloureux événements pour les Kabyles, mais de revendiquer  leur indépendance.

Ravah Amokrane