Zahia Kaci, 55ans, victime d’une énième « bavure militaire » – Violentes émeutes à Fréha

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Pour ces jeunes, il est inacceptable que nos mères et nos filles ne puissent pas passer devant cette caserne sans être prises à partie par des militaires.
« Les filles ne peuvent pas emprunter le chemin jouxtant cette caserne, les militaires les provoquent et les harcèlent. On parle même de violence contre les filles de la localité. C’est un vrai coupe-gorge pour elles », s’indigne Mohand, étudiant de son état.

Un autre jeune a souligné que cette action rentre dans le cadre de dénonciation de cette politique qui veut faire de la Kabylie « une région à haut risque ». Pour lui, « aucune autorité ne peut remédier à cette situation sans le départ de cette caserne qui est la source de tous les problèmes d’insécurité que nous vivons ».

Notre interlocuteur a ajouté que « au début nous avions pensé que la présence de ces corps de sécurité allait sécuriser notre région, mais depuis, le rêve est trahi, ce sont eux qui représentent un danger pour nous, qu’ils quittent notre région et toute la Kabylie, parce qu’ils sont là pour alimenter les crimes et le terrorisme », s’est-il indigné.

Les jeunes qui ont assiégé la caserne sont unanimes à dire que leur action ne connaîtra pas son épilogue « tant que sa délocalisation n’est pas entamée rapidement ».

A rappeler que le MAK a organisé une marche pour dénoncer l’insécurité dans la région ce matin à Michelet, d’autres marches sont prévues en Kabylie sous les mêmes mots d’ordres.