Zirem, Oulebsir, Djerroud, Tazaghart, Khelifi… Bgayet, terre des écrivains

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KABYLIE (TAMURT) – Depuis une dizaine d’années, la wilaya de Bgayet est devenue une véritable pépinière d’écrivains, romanciers, essayistes et dramaturges, devenus de plus en plus nombreux et prolifiques. Il s’agit d’une véritable et remarquable éclosion d’écrivaines et d’écrivains qui écrivent aussi bien en langue tamazight qu’en langue française.

Ils touchent également à tous les genres littéraires. Leur talent est incontestable mais c’est surtout leur nombre, sans cesse croissant, qui impressionne le plus. Quelle est donc cette source d’inspiration pour les écrivains qu’on retrouve à Bgayet et nulle part ailleurs ? C’est désormais aux écrivains concernés de répondre à cette question. A commencer par le journaliste-rebelle Youcef Zirem qui continue d’abreuver ses lecteurs à partir de sa terre d’exil, Paris. L’auteur de « La vie est un grand mensonge » et « Matoub Lounèes, la fin tragique d’un poète » qui touche à tous les genres dont le roman, l’essai politique et bien sûr la poésie dans la langue de Molière. Il en est de même de Rachid Oulebsir qui a publié plusieurs romans, des essais et qui vient de passer à un autre genre. En effet, Rachid Oulebsir vient d’éditer un livre que le chanteur Djamel Allam. Tarik Djerroud est également très prolifique avec plus de de cinq romans édités et un essai sur l’amazighité de deux tomes. On citera bien sûr l’incontournable Brahim Tazaghart dont la spécificité est d’écrire des romans, des nouvelles et des poèmes en langue tamazight. Brahim Tazaghart, grand militant de la cause berbère a compris, avec bien d’autres, qu’il fallait passer à l’acte car militer doit être accompagné par d’autres initiatives concrètes pour la promotion de l’amazighité. En tamazight toujours, des auteurs femmes comme la regrettée Dihia Louiz, originaire de Bgayet aussi ou encore Kaissa Khalifi, sont des auteurs de plusieurs romans et nouvelles en tamazight. Il en est de même pour Mhenni Khalifi qui est, en outre, lauréat du prix « Assia Djebbar » du meilleur roman en langue tamazight.

Bgayet est également la terre natale d’écrivains- romanciers comme Farid Abache, ayant publié il y a quelques semaines un roman intitulé « Condamnés à vivre » ou encore du dramaturge prolifique et talentueux Mohand Ighil, des romanciers et auteurs en langue française ou en tamazight : Mustapha Bensadi, Azeddine Tagmount, Kamel Bouamara, Abdelaziz Yessad, Mourad Irnaten, Fahim Messaoudène, Rachid Hitouche, Tayeb Abdelli, Yacine Hebbache… On ne peut pas citer tout le monde. Mais il s’agit là d’un échantillon amplement suffisant pour monter à quel point la région de Bgayet rayonne désormais grâce à ce nombre élevé d’écrivains qui sont la locomotive de toute société civilisée.

Tarik Haddouche

7 COMMENTAIRES

  1. Ouamer@il faut voir du côté de la ville de « tizi nu azezzu », lorsque je passe par cette ville dite « kabyle » je me sent dans un pays arabe tellement on entend que de l’arabe algerois de partout!

  2. Azul fell-awen, fella-kent sumata.
    Kra n tefransist akken ad twalim d acu n twigha igh yewten s imazighen.
    les gens oublient rapidement et la transmission n’est pas toujours faites aux générations suivantes. Il y a des hommes et des femmes qui ont servi le régime et contre l’amazighité, mais les nouvelles générations ne les connaissaient pas. C’est le cas de Assia Djebbar qui a été toujours du coté de l’arabisation et de l’arabisme. Moi j’ai lu ses position vis à vis du printemps berbère de 1980, elle n’avait jamais soutenu personne même les gens incarcéré pour avoir créé la ligue des droits de l’homme. Alors pourquoi honorer cette femme traitresse ? Pourtant elle est une amazigh
    de Cherchell donc amazigh de chenoui. Cette femme j’ai lu ses prises de positions en politique
    dans l’hebdomadaire JE AFRIQUE en France. C’était une arabo-islamiste comme ma majorité des Arabisés algériens et algériennes et maghrebins, maghrébines.

  3. Oui c’est bien qu’il est autant d’écrivaines et écrivaines dans cette région surtout dans la langue de Massinissa, mais alors comment se fait-il que les masses kabyles de Vgayet s’engageaient-elles dans ce « hirak arabe algérien », qui n’apportera rien de bon à la Kabylie ni à la langue kabyle ? Mais au contraire, nous constatons que les gens de Vgayet se mettaient tous à l’arabophonie du hirak arabe. Ils ne sont même pas foutu d’inventer des slogans 100% en tamazight, la langue pour laquelle des milliers de jeunes Kabyles ont été torturés et d’autres avaient laissé leur vie ?

  4. Assia Djebbar etait une anti-Amazigh notoire. Creer une prix Assia Djebbar pour la litterature Amaigh est une insulte .

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