BATNA (TAMURT) – Les services de sécurité de la wilaya de Batna ont procédé, samedi matin, à l’arrestation d’un individu âgé d’une quarantaine d’années, identifié par les initiales D.J.F., pour association de malfaiteurs et destruction de biens publics, rapportent plusieurs médias algériens.
L’individu interpellé serait affilié à un courant salafiste radical se réclamant du courant dit « hanafite ». Avec un groupe de partisans, il aurait participé à la destruction volontaire d’un mausolée pluriséculaire situé à proximité de la ville de Batna, un acte qu’il a lui-même revendiqué et diffusé sur son compte TikTok. Ce site, classé comme élément du patrimoine historique et religieux local, a été gravement endommagé.
Selon les mêmes sources, le mis en cause se livrait également à des discours délirants sur les réseaux sociaux, allant jusqu’à se présenter comme un « prophète », rassemblant autour de lui des milliers d’abonnés et d’adeptes. Cette dérive sectaire, nourrie par les plateformes numériques, illustre une radicalisation inquiétante d’une frange de la société algérienne.
Les salafistes radicaux s’attaquent de manière récurrente au patrimoine historique, culturel et spirituel qu’ils considèrent comme « impie ». Mausolées, sites anciens et traditions locales sont régulièrement visés par ces groupes, dans un contexte de banalisation de l’extrémisme religieux.
L’affaire de Batna, loin d’être un cas isolé, met en lumière la progression de l’islamisme radical en Algérie, y compris au sein de certaines institutions et espaces publics. Des faits similaires sont régulièrement rapportés à travers le pays, révélant un climat de permissivité et d’inaction face à des idéologies qui menacent le patrimoine, la cohésion sociale et la sécurité collective.
Idir Yatafen



Ce qui est fascinant, c’est que le « »vrai » prophète » », lui, n’a jamais prétendu repartir de zéro. Il a au contraire conservé de nombreux rituels préislamiques, en les reconfigurant légèrement pour leur donner une nouvelle lecture histoire de faire différent, mais pas trop non plus.
Côté textes, même logique : beaucoup d’éléments viennent clairement des traditions juives, chrétiennes et plus anciennes encore, adaptés, reformulés, parfois simplifiés pour correspondre au contexte, aux rapports de force et aux objectifs du moment. Rien de mystérieux : c’est du recyclage religieux classique, bien documenté par les historiens.
À l’inverse, notre “prophète” version TikTok n’a ni corpus, ni tradition, ni profondeur théologique : juste un smartphone, un marteau contre le patrimoine et un ego en quête d’abonnés. Copier-coller l’histoire, c’est une chose ; s’autoproclamer prophète en détruisant des mausolées, c’en est une autre.
Bref : le premier a « fabrique » un système (qu’on l’approuve ou non), le second ne fait que confirmer qu’un faux prophète se reconnaît surtout à son besoin de se proclamer tel.
Pourquoi serait-il un faux ?
Le premier était-il un vrai ?