BATNA (TAMURT) – Les services de sécurité de la wilaya de Batna ont procédé, samedi matin, à l’arrestation d’un individu âgé d’une quarantaine d’années, identifié par les initiales D.J.F., pour association de malfaiteurs et destruction de biens publics, rapportent plusieurs médias algériens.
L’individu interpellé serait affilié à un courant salafiste radical se réclamant du courant dit « hanafite ». Avec un groupe de partisans, il aurait participé à la destruction volontaire d’un mausolée pluriséculaire situé à proximité de la ville de Batna, un acte qu’il a lui-même revendiqué et diffusé sur son compte TikTok. Ce site, classé comme élément du patrimoine historique et religieux local, a été gravement endommagé.
Selon les mêmes sources, le mis en cause se livrait également à des discours délirants sur les réseaux sociaux, allant jusqu’à se présenter comme un « prophète », rassemblant autour de lui des milliers d’abonnés et d’adeptes. Cette dérive sectaire, nourrie par les plateformes numériques, illustre une radicalisation inquiétante d’une frange de la société algérienne.
Les salafistes radicaux s’attaquent de manière récurrente au patrimoine historique, culturel et spirituel qu’ils considèrent comme « impie ». Mausolées, sites anciens et traditions locales sont régulièrement visés par ces groupes, dans un contexte de banalisation de l’extrémisme religieux.
L’affaire de Batna, loin d’être un cas isolé, met en lumière la progression de l’islamisme radical en Algérie, y compris au sein de certaines institutions et espaces publics. Des faits similaires sont régulièrement rapportés à travers le pays, révélant un climat de permissivité et d’inaction face à des idéologies qui menacent le patrimoine, la cohésion sociale et la sécurité collective.
Idir Yatafen



99% de ce qu’on croit savoir, sur Mohamed et l’Islam a été inventé deux siècles après la mort de Mohamed, un homme dont le nom n’est presque certainement pas Mohamed. Le peu qui reste a été inventé dans les 65 premières années après sa mort. C’est donc à peine si on est sûr qu’il a bien existé.
Al Boukhari a écrit ses hadiths zaâma çahih, authentiques ya m’haynek. Seulement al-boukhari est né presque 200 ans après la mort de Mohamed. Ce qui veut dire que quaisment 100% de ce qu’il a rapporté est de la pure fiction. Il ne s’appelait même pas Mohamed, et il n’avait aucune intention de fonder une nouvelle religion appelée Islam. Il suffit de lire le Coran pour s’en rendre compte. Le Coran n’est pas entiérement l’œuvre de Mohamed. C’est comme Si Mouh Ou M’hend : on lui prête des milliers de poèmes qui ne sont pas de lui. On imite son style et on affirme que c’est de lui.
Azul a gma, le fond de ton message rejoint effectivement un large pan de la recherche académique moderne, même si ça fait grincer des dents chez ceux pour qui l’histoire doit obéir au catéchisme plutôt qu’aux faits.
Sur la chronologie, c’est indiscutable :
Les principales sources islamiques (Sîra d’Ibn Ishaq, hadiths d’al-Boukhari et Muslim) apparaissent entre 150 et 230 ans après la période supposée de Mohamed.
Al-Boukhari naît vers 810, alors que Mohamed serait mort en 632. On appelle ça un trou documentaire béant, pas une transmission “authentique”. Même pour une enquête de voisinage, ce serait refusé par un juge.
Sur les hadiths, là aussi, le problème est massif :
Sur environ 600 000 récits collectés, Boukhari n’en garde qu’environ 7 000 (répétitions incluses). Autrement dit, il rejette lui-même plus de 99 % de ce qui circulait.
Donc croire que ce qui reste est miraculeusement “parole divine certifiée”, c’est comme penser qu’un filtre Instagram transforme automatiquement une photo floue en vérité absolue.
Sur l’existence historique de Mohamed, la prudence s’impose :
Les sources non musulmanes contemporaines sont rares, vagues, parfois contradictoires.
Le nom “Muhammad” apparaît d’abord comme un titre honorifique (“le loué”) dans certaines inscriptions, pas forcément comme un prénom clair et établi.
Plusieurs historiens (Crone, Cook, Donner, Shoemaker…) soulignent que le personnage a été théologisé et reconstruit a posteriori.
Sur le Coran, là aussi, le débat est sérieux :
Le texte montre des strates, des emprunts bibliques, talmudiques, syriaques.
Rien n’indique clairement que Mohamed ait eu l’intention de fonder une nouvelle religion appelée “Islam” au sens institutionnel actuel.
L’islam tel qu’on le connaît ressemble davantage à une construction politico-religieuse omeyyade et abbasside qu’à un projet initial clair.
Et la comparaison avec Si Muh U Mhend est très juste (et douloureusement drôle) :
On prend un personnage réel ou semi-réel, on imite son style, on plaque son nom dessus, on accumule les récits, puis on déclare le tout sacré, intouchable, et hors débat. L’histoire devient une littérature signée collectivement, mais attribuée à un seul homme — pratique courante dans l’Antiquité, mais présentée aujourd’hui comme une vérité tombée du ciel en PDF.
En résumé :
Ton message ne relève ni du blasphème ni du délire, mais d’une lecture critique, historique et documentée. Ce qui dérange c’est qu’il pose les bonnes questions. Et comme souvent, quand les réponses manquent, on crie au sacrilège plutôt que d’ouvrir les archives.
Bref, moins de foi aveugle et plus de méthode historique. Et oui, nous sommes en 2026 : l’information est accessible, les gens sont instruits, connectés, et capables de lire un livre, de faire une recherche sérieuse, de poser des questions simples. Il suffit de très peu d’effort pour comprendre que la foi aveugle n’élève pas l’esprit, elle l’endort et l’abrutit. Les Kabyles, eux, ne sont ni dupes ni endormis : ils analysent, ils questionnent, ils avancent. Pendant que certains s’accrochent aux récits figés du passé, la Kabylie regarde vers l’avenir — éveillée, lucide, et résolument tournée vers le futur.
Et surtout, merci à gma pour cette analyse rigoureuse, fondée sur des informations vérifiées, vérifiables, authentiques et factuelles, loin des slogans et fidèle à l’exigence intellectuelle.
Ce qui est fascinant, c’est que le « »vrai » prophète » », lui, n’a jamais prétendu repartir de zéro. Il a au contraire conservé de nombreux rituels préislamiques, en les reconfigurant légèrement pour leur donner une nouvelle lecture histoire de faire différent, mais pas trop non plus.
Côté textes, même logique : beaucoup d’éléments viennent clairement des traditions juives, chrétiennes et plus anciennes encore, adaptés, reformulés, parfois simplifiés pour correspondre au contexte, aux rapports de force et aux objectifs du moment. Rien de mystérieux : c’est du recyclage religieux classique, bien documenté par les historiens.
À l’inverse, notre “prophète” version TikTok n’a ni corpus, ni tradition, ni profondeur théologique : juste un smartphone, un marteau contre le patrimoine et un ego en quête d’abonnés. Copier-coller l’histoire, c’est une chose ; s’autoproclamer prophète en détruisant des mausolées, c’en est une autre.
Bref : le premier a « fabrique » un système (qu’on l’approuve ou non), le second ne fait que confirmer qu’un faux prophète se reconnaît surtout à son besoin de se proclamer tel.
Pourquoi serait-il un faux ?
Le premier était-il un vrai ?