L’Algérie récupérera l’épée de la reddition de l’Émir Abdelkader

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L’Algérie récupérera l’épée de la reddition de l’Émir Abdelkader
L’Algérie récupérera l’épée de la reddition de l’Émir Abdelkader

ALGÉRIE (TAMURT) – Les relations entre Alger et France semblent connaître un certain réchauffement. Selon un journal algérien, les démarches pour la restitution de l’épée de Abdelkader ibn Muhieddine à l’Algérie auraient été entamées, et la France aurait déjà donné son accord de principe.

Cette information a été révélée par l’historien Benjamin Stora, chargé de travailler sur les questions mémorielles liées au passé colonial français en Algérie et qui joue également un rôle d’intermédiaire entre les deux pays. D’après lui, plusieurs objets ayant appartenu à l’émir pourraient également être restitués à l’Algérie.

L’épée dite « de la reddition » aurait été remise par l’émir Abdelkader à l’armée française lors de sa capitulation. Après sa reddition, il fut installé en France avec sa smala dans un château, avant de terminer sa vie à Damas.
L’émir Abdelkader reste aujourd’hui considéré comme une figure historique majeure et un héros national en Algérie.

Selon certains récits, l’épée que l’Algérie souhaite récupérer aurait été fabriquée en Kabylie. Il s’agirait d’une épée Flissa, traditionnellement fabriquée par les habitants d’Iflissen, connus autrefois pour leur savoir-faire dans la fabrication d’armes.

Cette arme, pourtant hautement symbolique pour le pouvoir algérien est pourtant décrite comme « l’épée de la reddition ». les véritables héros meurent les armes à la main plutôt que de finir leur vie dans des châteaux en exil. Il faut savoir qu’à ce jour, tous les descendants de l’Emir Abdelkader touchent une importante pension délivrée par la Caisse d’Allocations Familiales française (CAF), pour leur fidélité à la France.

Idir Yatafen

2 Commentaires

  1. Toute cette embrouille diplomatique pour la restitution d’une épée d’un malheureux chef de tribu qui a néanmoins l’honneur de combattre le colonialisme français pour ensuite se rendre et céder ses terres pour retourner sur les terres de ses ancêtres pour finir sa vie.
    Tout ça pour consolider un narratif national non ambitieux au détriment de notre histoire millénaire riche en symboles.

  2. Une épée de la reddition érigée en symbole national… il fallait oser
    Donc si on résume calmement la situation: l’Algérie officielle demande à la France de restituer l’épée qu’Emir Abdelkader a remise aux Français lors de sa capitulation. Autrement dit, l’objet même qui symbolise la reddition devient aujourd’hui un trésor national.
    Il fallait une certaine créativité historique pour transformer un symbole de défaite en relique héroïque. On attend presque qu’on rebaptise l’objet: épée stratégique de repli patriotique.
    Petit rappel historique puisqu’on parle de mémoire
    Emir Abdelkader a effectivement combattu la France de 1832 à 1847. Mais les faits historiques sont connus:
    En 1847, il se rend à l’armée française.
    Il est détenu quelques années en France (Amboise).
    Puis Napoléon III le libère en 1852
    Il s’installe ensuite à Damas, où il vivra jusqu’à sa mort en 1883.
    Et ironie de l’histoire: en 1860, il protège des milliers de chrétiens lors des massacres de Damas, ce qui lui vaut des décorations de plusieurs puissances européennes, dont la France.
    Donc oui, personnage complexe et important historiquement mais certainement pas le mythe simplifié que certains manuels scolaires vendent.
    La cerise sur le gâteau: une épée… kabyle
    Selon plusieurs récits, l’arme serait une épée Flissa, fabriquée par les artisans d’Iflissen en Kabylie, réputés autrefois pour leur métallurgie et leur fabrication d’armes.
    Donc la situation devient presque comique:
    une épée fabriquée en Kabylie,
    remise aux Français lors d’une reddition
    conservée en France
    et maintenant réclamée par le régime algérien comme symbole héroïque.
    C’est presque un résumé parfait de la géopolitique mémorielle algérienne.
    Conclusion avec un peu de logique ayathma
    Au fond, c’est assez révélateur: quand un État construit son récit national sur une épée de capitulation, c’est peut-être qu’il manque un peu de vraies victoires symboliques à célébrer. Mais bon… si récupérer une épée de reddition permet de réchauffer les relations entre Paris et Alger, tant mieux. Et tant qu’on y est, il faudra peut-être aussi réclamer la Tour Eiffel, puisque selon certains récits l’acier qui aurait servi à sa construction serait algérien. À ce rythme-là, autant récupérer directement tout Paris par souci de cohérence historique, évidemment.

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