KABYLIE (TAMURT) – Le retrait de la nationalité algérienne visant des citoyens kabyles est en passe de devenir une réalité juridique. Selon plusieurs sources concordantes, des milliers de Kabyles figurent déjà sur des listes établies par les services de la police politique et destinées à être transmises à la justice algérienne afin de prononcer leur déchéance de nationalité.
Les militants indépendantistes kabyles seraient les premiers visés par cette mesure. « Les services de renseignements ont dressé des listes de militants indépendantistes actifs, transmises aux structures sécuritaires. En réalité, ce sont ces services qui décident qui sera déchu de sa nationalité. Le rôle du juge se limite ensuite à entériner la décision pour donner l’illusion d’un processus judiciaire », confie à Tamurt un officier des services de sécurité à Tizi Ouzou.
Aucun chiffre officiel n’a été communiqué, mais plusieurs sources évoquent des milliers de personnes concernées. La majorité seraient des Kabyles vivant en émigration, mais des militants résidant en Kabylie figureraient également sur ces listes. « Ils deviendront tout simplement apatrides, privés de droits civils et politiques », précise la même source.
La législation algérienne prévoit six cas permettant le retrait de la nationalité, notamment pour « atteinte à l’intégrité territoriale de l’État » ou « collaboration avec une puissance étrangère ». Dans les faits, ces dispositions visent clairement les militants indépendantistes kabyles, assimilés arbitrairement à des ennemis de l’État.
Contrairement à ce qu’espérait le pouvoir, cette annonce n’a ni provoqué de panique ni entamé la détermination des Kabyles, en particulier des indépendantistes. « Désormais, les choses sont claires : l’Algérie assume ouvertement son statut de puissance coloniale en Kabylie. Face à cela, les Kabyles n’ont d’autre choix que de reconquérir leur souveraineté et leur citoyenneté kabyle », estime un étudiant en droit à l’université de Tizi Ouzou.
Dans l’émigration, de nombreux Kabyles envisageraient même de renoncer volontairement à la nationalité algérienne, selon des responsables de l’Union pour la République Kabyle (URK). Une démarche perçue non comme une perte, mais comme un acte politique assumé face à un État qui exclut, réprime et criminalise l’engagement politique pacifique.
Pour de nombreux observateurs, cette politique de déchéance de nationalité constitue une rupture grave avec le droit international, qui interdit de rendre des individus apatrides pour des raisons politiques. Elle confirme surtout, aux yeux des militants kabyles, que la question kabyle est désormais traitée par Alger non comme un problème politique à résoudre, mais comme une population à neutraliser.
Idir Yatafen



Azul a Axel a’gma, le rire est amer, mais il est parfaitement compréhensible. Quand un pouvoir agit comme un corps étranger sur un territoire et prétend décider qui est « légitime » et qui ne l’est pas, on atteint effectivement un niveau d’absurdité politique difficile à égaler.
La question de la nationalité devient alors presque secondaire. Lorsqu’elle est brandie comme une menace contre les autochtones, elle perd toute signification citoyenne. Refuser ce chantage n’est pas une provocation, c’est une réaction rationnelle. On ne quémande pas ce qui est utilisé pour humilier ou exclure.
L’ironie, c’est que cette obsession à vouloir retirer la nationalité aux Kabyles ne fait que confirmer une chose : l’appartenance à la Kabylie, elle, ne dépend ni d’un décret ni d’une administration. Elle est là, bien avant et bien au-delà.
Kabylie libre, surtout dans les esprits — c’est toujours là que tout commence.
Quand un État commence à dresser des listes de citoyens à déchoir de leur nationalité pour leurs opinions politiques, ce n’est plus une rumeur, ce n’est plus une dérive : c’est une doctrine.
Et surtout, c’est une démonstration implacable.
Si cette loi de déchéance de nationalité passe et s’applique quasi exclusivement à des Kabyles, alors la conclusion est simple, logique, presque scolaire : **les Kabyles ne sont pas algériens… et les Algériens ne sont pas kabyles**. Un État ne retire pas la nationalité à « ses enfants » pour avoir exprimé une opinion politique pacifique ; il la retire à une population qu’il considère comme étrangère, hostile ou colonisée.
Le plus ironique dans cette affaire, c’est la mise en scène judiciaire. Les services de sécurité décident, le juge signe, et on appelle cela un « processus légal ». On se croirait dans un mauvais remake où la justice sert uniquement de tampon administratif. Mais au moins, les choses ont le mérite d’être claires.
On nous parle « d’atteinte à l’intégrité territoriale », alors que ce sont précisément ces pratiques qui prouvent que l’intégrité politique et morale de l’État est déjà fracturée. Criminaliser une revendication politique pacifique tout en se revendiquant État de droit relève soit de l’aveuglement, soit du cynisme assumé.
Enfin, rendre des citoyens apatrides pour des raisons politiques, en violation du droit international, tout en espérant briser une détermination collective, c’est mal connaître l’histoire des peuples. L’exil, la déchéance et la répression n’ont jamais fabriqué l’adhésion ; elles fabriquent des certitudes.
À force de vouloir prouver que la Kabylie est « algérienne », le pouvoir est en train de démontrer exactement l’inverse. Et sans même s’en rendre compte, il offre aux Kabyles l’argument juridique, politique et moral le plus clair qui soit.
Les envahisseurs hilaliens sont devenus des autochtones et les autochtones des étrangers. Le monde à l’envers. Leur nationalité, on s’en torche le c… Vive la citoyenneté kabyle. Restons solidaires.
Le constat est brutal, mais malheureusement cohérent avec ce que nous vivons. Quand l’État traite les autochtones comme des suspects permanents et réserve la citoyenneté pleine et entière à ceux qui épousent son idéologie, on finit effectivement par marcher sur la tête.
La nationalité, dans ces conditions, perd toute valeur juridique et morale : elle devient un outil de sanction politique, pas un lien civique. Et à partir de là, ce sont les notions de citoyenneté réelle, de droits et de dignité qui prennent le relais.
La citoyenneté kabyle n’est pas un slogan, c’est une réponse logique à une exclusion assumée. Quand on vous nie, vous vous affirmez. Quand on vous marginalise, vous vous organisez. L’histoire montre que la solidarité d’un peuple conscient de lui-même vaut toujours plus qu’un papier distribué ou retiré par décret.
Restons solidaires, lucides… et surtout cohérents. C’est souvent ce qui dérange le plus.
Objectivement, je tiens à remercier ici la junte militaire algérienne pour cette décision suicidaire du retrait de la nationalité algérienne aux kabyles à travers laquelle elle se met elle-même la corde au cou. Je savoure cette économie d’énergie qu’elle nous permet de capitaliser en prévision de futurs actions productives pour notre Nation. En attendant, regardons les s’empêtrer dans leurs sables mouvants, jusqu’au cou, cherchant la moindre touffe d’herbe pour s’en sortir. Le temps travaille pour la Kabylie. Tenons bon !
je n en veux pas de leur nationalitee de merde qu ils se la carrent ou je pense je suis berbere amazigh kabyle libre et rebelle avant tout
Le message est clair, et surtout cohérent. Quand une nationalité est utilisée comme moyen de pression politique, elle cesse d’être un lien citoyen et devient un simple outil administratif sans valeur morale. Dans ces conditions, refuser ce chantage n’a rien d’excessif, c’est une position de principe.
Se définir d’abord comme amazigh, kabyle, libre dans sa pensée, ce n’est pas de la provocation : c’est affirmer une identité que personne n’a donnée et que personne ne peut retirer par décret. Une citoyenneté imposée sous condition d’obéissance n’est pas une citoyenneté, c’est une laisse.
L’ironie, au fond, c’est que plus l’État brandit la menace de la déchéance, plus il confirme que l’attachement des Kabyles à leur identité n’a jamais dépendu de ses papiers. On n’a jamais vu une identité millénaire trembler devant un formulaire administratif.
Libre, conscient, et debout : le reste est secondaire.
Ha ha ha ha ….
Des étrangers qui veulent enlever la nationalité aux indigènes de ce territoire c’est incroyable ?!
La nationalité algérienne aux kabyles ??? Chiche , nous on en veut pas !
Vive la Kabylie libre .