Khaled Tebboune, nouveau centre du pouvoir après Saïd Bouteflika

2
1031
Khaled Tebboune fils du président algérien Abdelmadjid Tebboune
Khaled Tebboune fils du président algérien Abdelmadjid Tebboune

ALGÉRIE (TAMURT) – Comme dans la majorité des régimes autoritaires, l’entourage familial du chef de l’État finit souvent par exercer un pouvoir occulte, au détriment des institutions et des populations. L’Algérie ne fait pas exception à cette règle. Après Saïd Bouteflika, frère et véritable régent du pouvoir durant les dernières années du règne d’Abdelaziz Bouteflika, un nouveau nom s’impose aujourd’hui dans les cercles du pouvoir : Khaled Tebboune, fils du président Abdelmadjid Tebboune.

Officiellement, Khaled Tebboune ne détient aucun mandat politique ni aucune fonction administrative. Dans les faits, selon plusieurs sources concordantes, il serait devenu un acteur central dans la prise de décision au sommet de l’État. Il interviendrait directement auprès de ministères, d’institutions judiciaires et d’administrations publiques, imposant des choix, orientant des projets et exerçant des pressions sur des responsables civils et sécuritaires.

Toujours selon ces sources, Khaled Tebboune s’approprierait des projets publics au profit de son entourage et de ses réseaux, reproduisant des pratiques déjà observées sous l’ère Bouteflika. Ceux qui refusent de se plier à ses exigences s’exposeraient à des sanctions administratives, judiciaires ou politiques.

Des opposants algériens en exil affirment également que des soirées fastueuses sont organisées quasi quotidiennement dans une résidence d’État située au Club des Pins, à l’ouest d’Alger. Ce lieu, déjà tristement célèbre sous Saïd Bouteflika, serait redevenu un espace de débauche et de privilèges, mêlant drogues, alcool et relations tarifées, le tout sous protection officielle. L’animation de ces soirées serait assurée par Boualem Boualem, ancien chef de cabinet du président Tebboune, figure déjà connue pour son rôle dans les cercles du pouvoir.

Ces révélations, récurrentes ces derniers mois, renforcent l’idée d’une continuité du système plutôt que d’une rupture. En réalité, seul le clan aurait changé. Pire encore, selon plusieurs observateurs, le système actuel serait plus brutal et plus répressif que celui des frères Bouteflika. Le véritable centre du pouvoir resterait entre les mains du chef d’état-major Saïd Chengriha, considéré comme le véritable décideur, Tebboune n’en étant que la façade civile.

La répression politique s’est intensifiée, notamment en Kabylie, contre les militants, les journalistes, les opposants et même au sein des institutions officielles. « Le jour où le peuple algérien découvrira l’ampleur réelle de ce qui se passe aujourd’hui au sommet de l’État, ce sera un nouveau choc », confie un journaliste de l’APS sous couvert d’anonymat. « Tebboune est pire que Bouteflika, notamment en matière de corruption et de répression », ajoute-t-il.

L’Algérie semble ainsi enfermée dans un cycle où chaque clan succède à un autre, sans jamais rompre avec les pratiques de prédation, d’autoritarisme et de confiscation de la souveraineté populaire.

Massy Koceila

2 Commentaires

  1. Le sort des Boutefs sera également le sort des Tebboune : la prison, la disgrâce et la ruine. Espérons juste qu’on attendra pas 20 ans pour que cette issue ait lieu… à moins que cette damille de voyoux suive l’example d’un certain Populace du Lion.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site est protégé par reCAPTCHA et la Politique de confidentialité, ainsi que les Conditions de service Google s’appliquent.