Le message de Tebboune à la France via Ségolène Royal

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Ségolène Royale avec A. Tebboune
Ségolène Royale avec A. Tebboune

ALGÉRIE (TAMURT) – L’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle française de 2007, Ségolène Royal, récemment élue présidente de l’Association de l’amitié France-Algérie, est reçue en grande pompe à Alger, où elle effectue une visite officielle. Elle a même été accueillie dans son bureau par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Cette visite intervient pourtant dans un contexte de grave crise diplomatique entre Alger et Paris. Connue de longue date pour sa proximité avec certains cercles décisionnels algériens, Ségolène Royal n’a cessé de multiplier les éloges du régime algérien depuis son arrivée à Alger.
Plus significatif encore, elle a été autorisée à rendre visite, ce jeudi matin, au journaliste français Christophe Gleizes, détenu à la prison de Tizi Ouzou, où il purge une peine de sept ans de prison ferme. Son seul « crime » : avoir réalisé un reportage sur la JS Kabylie alors qu’il était entré en Algérie avec un visa touristique.

Certaines informations, non encore confirmées, évoquent même une possible grâce présidentielle accordée par Tebboune à Christophe Gleizes, à la demande expresse de Ségolène Royal.
Ce qui est certain, en revanche, c’est que l’accueil réservé à la responsable socialiste française constitue un message politique clair adressé à la classe politique française :
« Comportez-vous comme Ségolène Royal, et tout ira bien entre nous. »

La junte militaire algérienne est entrée en confrontation ouverte avec la France depuis l’annonce de la reconnaissance par Paris de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Une réaction virulente qui contraste fortement avec le silence d’Alger face à l’administration Trump, laquelle a pourtant écarté sans ménagement l’option de l’indépendance du Polisario au profit du plan marocain d’autonomie.

La visite de Ségolène Royal en Algérie a provoqué une levée de boucliers à droite en France, où plusieurs responsables politiques l’ont qualifiée d’« avocate du diable », dénonçant son attitude jugée complaisante à l’égard d’un régime autoritaire.
La crise entre Alger et Paris est donc loin d’avoir livré son dernier épisode.

Idir Yatafen

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