El Hadi Ould Ali évincé de la JSK

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El Hadi Ould Ali et la JSK
El Hadi Ould Ali et la JSK

ALGÉRIE (TAMURT) – L’assemblée générale de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) a décidé, ce mardi, de mettre fin aux fonctions du président du club, El Hadi Ould Ali. Cette décision marque la fin d’un mandat largement contesté, tant sur le plan sportif que symbolique.

Selon les informations disponibles, El Hadi Ould Ali sera provisoirement remplacé par un cadre du groupe Mobilis, propriétaire du club. Dans le même mouvement, Hakim Medane a également été écarté, tandis que son successeur n’a pas encore été désigné. Karim Doudane reste, pour sa part, en poste en tant que manager général.

Une décision saluée en Kabylie
L’annonce de cette éviction s’est propagée rapidement à travers la Kabylie et a été largement saluée par les supporters, qui voyaient en El Hadi Ould Ali l’un des présidents les plus décriés de l’histoire du club. Sa gestion, marquée par des résultats sportifs jugés catastrophiques et une rupture profonde avec la base populaire de la JSK, a fini par convaincre Mobilis de trancher.

Un président imposé et rejeté
Imposé à la tête de la JSK par le général kabyle M’Henna Djebbar, El Hadi Ould Ali n’a jamais bénéficié d’une légitimité populaire. Ancien ministre sous Abdelaziz Bouteflika, ex-cadre du RCD et du MCB, il est perçu par une grande partie de l’opinion kabyle comme un opportuniste politique, dont la loyauté va avant tout au régime algérien.

Son passage à la tête du club a été synonyme de dégradation de l’image de la JSK, de tensions permanentes avec les supporters et d’un effondrement sportif sans précédent pour un club historiquement emblématique du football algérien et kabyle.

Vers un nouveau départ ?
Selon certaines sources, Moussa Saïb, ancienne gloire du club et figure respectée par les supporters, pourrait être nommé prochainement à la présidence de la JSK. Une option qui, si elle se confirme, serait perçue comme une tentative de réconciliation entre le club et son public, profondément meurtri par des années de gestion opaque et politisée.

L’éviction d’El Hadi Ould Ali apparaît ainsi comme une étape nécessaire, mais non suffisante, pour redonner à la JSK son identité, sa dignité et son ambition sportive.

Idir Yatafen

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