Aïn Fouara : la statue vandalisée pour la huitième fois

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Statue d'Ain Fouara à Sétif
Statue d'Ain Fouara à Sétif

Sétif (TAMURT) – La statue de la fontaine d’Aïn Fouara, située au centre-ville de Sétif, a de nouveau été vandalisée ce mercredi. Il s’agit du huitième acte de dégradation visant ce monument emblématique depuis 1996.

Selon des sources locales, un individu muni d’un marteau aurait endommagé partiellement la statue, datant de l’époque coloniale française. L’homme, présenté comme un islamiste par plusieurs témoins, aurait agi en plein jour avant d’être interpellé par les services de sécurité.
La statue, représentant une femme nue, fait régulièrement l’objet de polémiques. Certains courants conservateurs lui reprochent la nudité de la figure féminine et estiment que les représentations statuaires sont contraires à leurs convictions religieuses.

Sur les réseaux sociaux, les réactions sont partagées. Si de nombreux internautes dénoncent un acte de vandalisme contre un élément du patrimoine historique et culturel de la ville, d’autres expriment leur soutien à sa suppression. Le débat dépasse ainsi la simple question de la dégradation matérielle et renvoie à des discussions plus larges sur le patrimoine, la mémoire coloniale et les sensibilités religieuses.
La statue d’Aïn El Fouara demeure l’un des symboles les plus connus de la ville de Sétif et a déjà fait l’objet de restaurations après de précédents actes similaires.

Idir Yatafen

1 COMMENTAIRE

  1. Sérieusement, on en est au huitième vandalisme depuis 1996
    À ce stade, la statue de la fontaine d’Aïn Fouara est plus résiliente que certaines institutions.

    La logique est fascinante: une œuvre installée en 1898, devenue un symbole urbain de Sétif, visible par des générations entières sans que le ciel ne s’effondre… mais en 2026, soudainement, l’urgence cosmique impose un marteau. Apparemment, la morale publique dépend d’un bloc de pierre.

    Rappel factuel simple:
    La statue fait partie du patrimoine historique local.
    Elle a été restaurée plusieurs fois avec de l’argent public.
    La dégrader n’efface ni l’histoire coloniale, ni les débats religieux, ni la mémoire collective ça ajoute juste une ligne au casier judiciaire.
    Ce qui est ironique, c’est qu’on nous explique que la statue est contraire aux convictions. Pourtant, personne n’est obligé de la regarder. Elle n’a jamais forcé quelqu’un à l’admirer, ni lancé un programme de prosélytisme sculptural.
    Le plus drôle? Chaque attaque la rend encore plus célèbre.
    À force de vouloir la supprimer, certains en ont fait l’icône la plus médiatisée de Sétif.
    C’est presque du marketing involontaire.
    En résumé:
    Quand une société règle ses débats culturels à coups de marteau contre du marbre, ce n’est pas la statue qui est fragile.
    Resultat final:
    Une Statue en Marbre: 8
    Les Barbus: 0

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