ALGÉRIE (TAMURT) – Une délégation du Polisario, conduite par le ministre des Affaires étrangères autoproclamé du Sahara occidental, Mohamed Yaslam Beissat, s’est rendue vendredi dernier à Washington à bord d’un avion présidentiel algérien. Cette visite visait officiellement à rencontrer un représentant de l’administration Trump afin d’évoquer la mise en œuvre du plan d’autonomie du Sahara occidental sous souveraineté marocaine.
Une fois sur place, la délégation sahraouie a toutefois réitéré les revendications traditionnelles du Polisario, en évoquant l’option d’un référendum d’autodétermination et l’indépendance du Sahara occidental, des propositions qui ne sont plus à l’ordre du jour. Le représentant américain a rejeté catégoriquement cette position, rappelant qu’elle ne figure pas dans la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 31 octobre 2025.
Cette tentative de manœuvre diplomatique, orchestrée par le régime algérien, s’est ainsi heurtée à un refus ferme de la part des États-Unis. Le représentant de l’administration Trump a insisté sur le fait que la seule option envisageable reste la mise en œuvre du plan marocain, qui prévoit une large autonomie du Sahara occidental sous souveraineté marocaine, à l’exclusion de toute autre alternative, contrairement aux souhaits d’Alger.
Face à ce refus sans équivoque, la délégation sahraouie a rebroussé chemin vers Alger. Mohamed Yaslam Beissat a néanmoins assuré aux responsables américains qu’une réponse leur serait communiquée dans les prochains jours, après « réflexion », autrement dit, après consultation des autorités militaires algériennes.
En réalité, Alger semble s’accrocher à une stratégie d’obstruction visant à gagner du temps et à maintenir le dossier du Sahara occidental dans une impasse permanente, afin d’empêcher tout règlement définitif du conflit. Une manœuvre que le Maroc connaît désormais parfaitement et face à laquelle il n’entend, en aucun cas, céder.
Idir Yatafen


