ALGER (TAMURT) – Le siège de l’association SOS Disparus, situé à Alger, a été fermé et mis sous scellés par les services de sécurité à la suite d’une décision administrative. Selon plusieurs sources, une cinquantaine de policiers ont été mobilisés lundi vers midi pour procéder à la fermeture des locaux de cette association, connue pour son engagement en faveur des familles de disparus durant la période de la « décennie noire ».
L’association « SOS Disparus » regroupe et documente des milliers de dossiers concernant des personnes portées disparues dans les années 1990. De nombreuses familles affirment que leurs proches auraient été arrêtés par des services de sécurité avant de ne plus jamais réapparaître.
Le nombre de disparus est souvent estimé à plus de 20 000 personnes, dont le sort reste, à ce jour, inconnu. Selon les témoignages recueillis par l’association, plusieurs victimes auraient été vues pour la dernière fois dans des commissariats, des brigades de gendarmerie ou des installations militaires.
Les membres de l’association, en grande partie des proches des victimes, poursuivent depuis des années un travail de mémoire et de revendication, réclamant vérité et justice sur ces disparitions.
La fermeture du siège intervient dans un contexte sensible, marqué par des tensions persistantes autour des questions mémorielles en Algérie. Certaines analyses avancent que les autorités redoutent la réouverture de dossiers sensibles ou la mise en cause de responsables de l’époque.
Par ailleurs, le nom de Zoubida Assoul est parfois évoqué dans le débat public autour de ces dossiers, bien que ces allégations restent controversées et non établies par une décision judiciaire.
Idir Yatafen


