Alger : les prémices d’un changement

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L'armée algérienne
L'armée algérienne

ALGERIE (TAMURT) – Après Caracas, un vent de changement semble désormais souffler sur Téhéran. Des bouleversements loin d’être anodins. Les grandes puissances, notamment les États-Unis, paraissent déterminées à en finir avec ce qu’elles qualifient d’« États voyous ». Dans ce contexte international tendu, Alger, depuis longtemps dans le viseur, sent l’étau se resserrer.

En Algérie, les signes avant-coureurs d’un possible soulèvement populaire commencent à apparaître. Les grèves successives des transporteurs et des commerçants, ainsi que le changement de ton de certains journaux pourtant réputés proches du pouvoir, laissent entendre qu’« il se prépare quelque chose ». En Iran, fait révélateur, la contestation a débuté par une grève des transporteurs avant de s’étendre progressivement à l’ensemble du pays et à tous les secteurs. Un scénario similaire semble se dessiner en Algérie.

Au sommet de l’État, l’effervescence est palpable. Abdelmadjid Tebboune et son entourage ressentiraient de plus en plus leur isolement. Les tensions internes se multiplient, y compris au sein même du clan présidentiel. Plusieurs sources concordantes issues des cercles décisionnels affirment que la fin de règne de Tebboune pourrait s’amorcer dans les tout prochains jours.

L’Algérie apparaît ainsi comme une véritable poudrière. Lorsque les clans du pouvoir s’affrontent, ce sont souvent les populations qui paient le prix de ces luttes internes, et la Kabylie en subit traditionnellement les dommages collatéraux. Le clan de Toufik y disposerait encore de relais actifs et fidèles, prêts à jouer leur rôle dans une phase de recomposition du pouvoir.

Idir Yatafen

3 Commentaires

  1. Un quelconque soulèvement du peuple algérien est de l’ordre de l’utopie ! ( Le rêve est permis ?! ).
    Les affairistes de circonstances de tout genre et le pouvoir mafieux sont dans une complicité parfaite sur le long termes .
    Le nombre de kds qui sont prêt a vendre leurs familles pour de l’argent est incroyable alors la Kabylie l’identité ils ont rien a carré ( foutre ) :
    Nos ennemis sont multiples , heureusement le 14/12/2025 on a installé un bouclier anti Kabyle . Seul la diplomatie pourrait nous sortir de ce cauchemar algérien en Kabylie .

  2. Ne pas faire confiance aux barbus qui guettent pour toute situation en leur faveur. Seule la Kabylie peut faire la difference. Les autres regions sont des moutons adaptes a l’arabo-islamisme.

  3. Non, ce n’est pas de la voyance politique, ni un fantasme d’opposant nostalgique. Quand les mêmes signaux faibles apparaissent simultanément, on ne parle plus de rumeurs, mais de dynamiques historiques bien documentées.
    1. Les grèves sectorielles sont souvent le déclencheur, pas la fin
    Personne de sérieux ne prétend qu’une grève de transporteurs fait tomber un régime du jour au lendemain. Mais l’Histoire montre autre chose:
    ce sont presque toujours les premiers dominos.
    Iran: transporteurs → commerçants → étudiants → rue
    Tunisie 2010: régions périphériques → syndicats → effondrement
    Algérie 1988: hausse des prix → colère sociale → explosion incontrôlée
    Quand des secteurs économiquement stratégiques (transport, commerce) s’arrêtent, ce n’est pas idéologique: c’est systémique. Et ça, le pouvoir le sait très bien.
    2.Quand la presse proche du pouvoir commence à douter, ce n’est jamais innocent
    La presse algérienne n’est pas libre, elle est alignée par ajustement.
    Donc quand certains titres modifient le ton, ce n’est pas par courage soudain, mais parce que :
    des lignes bougent en haut,
    des clans testent le terrain,
    des sorties de secours se préparent.
    Ce n’est pas une révolution médiatique, c’est un signal de repositionnement, et historiquement, ça précède toujours une phase de turbulence.
    3.L’isolement de Tebboune n’est plus une hypothèse, c’est un fait observable
    Un président:
    sans parti fort,
    sans base populaire réelle,
    sans légitimité électorale solide,
    dépendant d’équilibres sécuritaires mouvants,
    n’est pas un président fort, même s’il parle à la télévision.
    Les luttes internes, les remaniements sans cohérence, les contradictions publiques entre institutions sont des marqueurs classiques de fin de cycle.
    Ce n’est pas spectaculaire, c’est lent… jusqu’au moment où ça ne l’est plus.
    4.Kabylie: variable d’ajustement historique, encore et toujours
    Ce n’est pas du complotisme, c’est de l’archive.
    Chaque fois que le pouvoir central se fracture :
    la Kabylie devient un terrain de pression,
    un exutoire sécuritaire,
    un laboratoire de tests.
    Que des réseaux anciens (Toufik ou autres) y conservent des relais n’a rien de choquant: les appareils ne disparaissent jamais, ils se recyclent. Ceux qui croient le contraire confondent purge politique et démantèlement réel.
    Conclusion
    L’Algérie n’est pas encore en explosion ouverte, mais elle est clairement en phase de pré-combustion.
    Accumulation de crises sociales, fractures internes, perte de crédibilité du sommet, nervosité médiatique:
    ce cocktail ne débouche jamais sur la stabilité durable. Dire que quelque chose se prépare n’est donc ni alarmiste ni fantasque. C’est simplement reconnaître que les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets, surtout dans un système qui recycle ses méthodes mais jamais ses réponses.
    Bref:
    Ceux qui rient aujourd’hui sont souvent ceux qui, demain, diront: « personne ne l’avait vu venir » Classique.

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