ALGER (TAMURT) – Le Journal officiel algérien a publié une loi relative au retrait de la nationalité algérienne pour « toute personne portant atteinte à l’intégrité territoriale de l’Algérie », que les faits soient commis sur le territoire national ou à l’étranger.
Ce texte suscite de vives réactions, notamment parmi des opposants politiques et certains militants kabyles. Ces derniers estiment être particulièrement visés par cette disposition, en particulier ceux qui défendent des positions indépendantistes concernant la Kabylie.
Selon ses détracteurs, la loi pourrait être utilisée contre toute expression publique considérée comme une remise en cause de l’unité territoriale du pays. Des juristes et observateurs soulignent que la question de la déchéance de nationalité demeure sensible au regard du droit international, notamment des conventions relatives aux droits fondamentaux et à la prévention de l’apatridie.
Certains militants kabyles avancent, de leur côté, une lecture politique différente. Ils considèrent que l’application de cette loi à des militants indépendantistes constituerait, paradoxalement, une forme de reconnaissance implicite d’une identité nationale distincte. D’autres redoutent en revanche une augmentation des cas d’apatridie, notamment parmi des Algériens résidant à l’étranger déjà confrontés à des difficultés administratives liées à leurs opinions politiques.
Cette loi, dont des dispositions similaires avaient déjà été introduites dans des amendements précédents du code de la nationalité, intervient dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes entre les autorités et certaines figures de l’opposition, ainsi que des mouvements autonomistes ou indépendantistes.
Le débat reste ouvert quant à l’interprétation et à l’application concrète de ce texte, ainsi qu’à ses implications juridiques et politiques à long terme.
Idir Yatafen



Si on appliquait ce genre de loi en France, tous les binationaux qui arboreraient le drapeau Algérien lors de rencontre de football seraient déchus de leur nationalité pour avoir porté atteinte à l’intégrité française.