APW de Béjaïa : le RCD tacle le FFS et dénonce « 30 ans d’échecs organisés »

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Session APW Vgayet
Session APW Vgayet

KABYLIE – À l’approche des prochaines échéances électorales en Algérie, les tensions politiques s’intensifient en Kabylie. Le bureau régional du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) à Béjaïa a vivement critiqué le bilan de son rival, le Front des forces socialistes (FFS), à la tête de l’Assemblée populaire de wilaya (APW).

Dans un communiqué, le parti dirigé par Atmane Mazouz dénonce « 30 ans d’échecs organisés » dans la gestion de la wilaya depuis 1997. Sans citer explicitement le FFS, le RCD vise clairement cette formation, présente à l’APW de Béjaïa depuis plusieurs mandats, parfois en alliance avec le Front de libération nationale (FLN).
Le RCD impute aux élus du FFS et du FLN la non-réalisation de nombreux projets structurants destinés à la région. Parmi les projets cités figurent la pénétrante autoroutière, toujours inachevée, le Centre hospitalo-universitaire (CHU) resté à l’état de promesse, le Centre anticancer (CAC) non finalisé, ainsi que le projet de stade de 50 000 places, jamais concrétisé. Le téléphérique, les zones industrielles et la modernisation du réseau ferroviaire sont également évoqués comme autant de projets en attente.
Le communiqué déplore par ailleurs l’absence de dynamique économique autour de secteurs jugés stratégiques, notamment l’activité industrielle et les infrastructures liées au transport aérien.

Sur le plan de la gouvernance, le RCD critique un mode de gestion qu’il qualifie de répétitif, marqué « par des annonces sans concrétisation, des engagements sans résultats et des évaluations sans remise en cause ». Le parti estime que cette situation relève d’un « choix politique assumé » et appelle à une reddition des comptes.
Toutefois, certains observateurs relativisent la portée de ces critiques, soulignant les limites structurelles du rôle des assemblées de wilaya en Algérie. Face à une administration fortement centralisée, représentée localement par des walis nommés par l’État, les élus de l’APW disposent de prérogatives restreintes, souvent limitées à un rôle consultatif.

Dans ce contexte, le débat sur la gouvernance locale en Kabylie reste ouvert, entre rivalités partisanes et question plus large de la décentralisation et du développement régional.

Aksil K.

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