Exploitation de la mine de Ghar Djbilat : pourquoi Alger prend à témoin les USA ?

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Exploitation de la mine de Gara Djebilet
Exploitation de la mine de Gara Djebilet

ALGÉRIE (TAMURT) – Dimanche 1ᵉʳ février, l’Algérie a marqué une étape historique dans sa politique de diversification économique : la première rame de train chargée de minerai de fer a quitté la mine de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf, pour être acheminée vers les complexes sidérurgiques du nord du pays. L’événement, qualifié de « tournant stratégique » par les autorités, a été inauguré en grande pompe par le président Abdelmadjid Tebboune.

La mine de Gara Djebilet, l’une des plus vastes réserves de minerai de fer au monde avec environ 3,5 milliards de tonnes de réserves, dont près de 1,7 milliard de tonnes exploitables, a été exploitée industriellement depuis 2022 et s’apprête à atteindre une production annuelle massive avec la mise en service de la nouvelle ligne ferroviaire.

Un projet stratégique mais un discours centré sur Washington
Sur le plan national, ce projet a été présenté comme une « renaissance économique » et un élément clé de la souveraineté industrielle algérienne. La presse officielle et les médias publics ont fait écho à l’ampleur de l’infrastructure, une ligne ferroviaire de près de 1 000 km reliant le Sahara algérien aux centres industriels du nord — et à ses retombées économiques, notamment en matière d’emplois et de développement régional.

Pourtant, une grande partie de la couverture médiatique locale a mis en avant des « rapports américains » vantant l’importance de ce projet, au point d’interroger plusieurs observateurs critiques : s’agit-il de véritables documents officiels produits par des administrations ou banques américaines ? Ou bien l’Algérie aurait-elle exagéré l’existence de tels rapports pour renforcer ce message ?

Une réalité plus nuancée
À la lecture des sources et des publications disponibles, il apparaît que la référence aux États-Unis ne renvoie pas à des rapports gouvernementaux officiels, comme pourrait l’être une étude du Département du Commerce ou de la Banque fédérale américaine, mais plutôt à analyses et commentaires émanant de médias américains ou d’institutions de recherche économique.

Selon l’agence de presse officielle algérienne (APS), des analyses publiées par des médias et instituts américains ont souligné l’importance stratégique du projet Gara Djebilet, notamment sa capacité à repositionner l’Algérie dans les chaînes d’approvisionnement mondiales du fer et de l’acier.
Cette distinction est importante : il ne s’agit pas de rapports officiels émanant du gouvernement américain, mais d’articles et d’analyses qui ont été repris par la presse algérienne et présentés comme un « témoignage extérieur ». Cela explique aussi pourquoi certaines recherches, y compris par des activistes ou via l’intelligence artificielle, n’ont pas permis de retrouver de trace de rapports institutionnels américains formels.

Pourquoi ce choix de communication ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette focalisation sur « l’approbation américaine » dans le discours médiatique algérien :
Renforcer la crédibilité internationale du projet, en citant des médias ou think tanks américains, le pouvoir cherche à montrer que ce n’est pas seulement Alger qui valorise ce méga-projet, mais aussi des observateurs étrangers jugés influents.
Contrer les critiques internes, face aux doutes sur la viabilité économique d’un projet si colossal, souligner l’intérêt que lui portent des acteurs ou commentateurs étrangers peut servir à rassurer l’opinion publique.
Envoyer un signal politique, dans le contexte géopolitique actuel, mettre en avant des prises de position externes peut être interprété comme un message implicite à Washington et aux investisseurs internationaux, pour attirer des partenariats ou des capitaux.

Des thèses plus contestées et politiques
Au-delà de la communication officielle, certains commentateurs, surtout dans les milieux critiques, avancent des interprétations plus alarmistes. Ils voient dans ces références un mouvement visant à « solliciter l’aval de l’administration américaine » pour sécuriser le projet face à un contexte régional instable.
Certains évoquent même l’idée que cette mise en avant de Washington serait une manière de détourner l’attention internationale vers l’Algérie dans un moment de tension géopolitique plus large.
Cependant, ces interprétations ne sont pas étayées par des preuves concrètes du côté américain : aucun engagement institutionnel formel n’a été publié par le gouvernement ou une banque américaine concernant l’exploitation de Gara Djebilet. Ce sont plutôt des analyses sectorielles reprises par les médias qui ont été présentées comme telles.

Conclusion : une stratégie de communication plus que de dépendance
L’exploitation de la mine de Gara Djebilet constitue sans doute un tournant majeur pour l’économie algérienne, inscrite dans une logique de diversification et de souveraineté industrielle. Les références répétées aux « rapports américains » dans la presse algérienne semblent moins relever de l’existence de documents officiels que d’une stratégie de communication visant à renforcer la crédibilité internationale du projet.

Dans un contexte où l’Algérie cherche à attirer des partenaires extérieurs et à légitimer une vaste transformation économique, rappeler que des voix internationales saluent ou analysent positivement ce projet peut servir d’appui symbolique. Mais il est essentiel de distinguer entre analyses relayées par des médias internationaux et rapports institutionnels émanant formellement des autorités américaines, car ils n’ont pas la même portée ni le même poids diplomatique.

Idir Yatafen

5 Commentaires

  1. Le fond de l’afffaire:

    Une compagnie Ameriaine de Caroline du Nord – USA – aura develope’ une technique exploitant l’Hydrogene pour reduire les emissions de carbone, ce qui permet donc d’extraire plus de fer dans une mine. Cette Compagnie se fait racheter par une compagnie Japonaise KOBE, fournisseur d’Aciers et Alliages aux Usines de vitures Japonaises, dont certaines sont aux USA – En caroline du nord et Virginie de l’Ouest.

    NOTE: Comment qu’operent les Universite’s Americaines. Il y a un probleme et les Etudiants Doctorants l’attaquent. Quand une solution tombe, une Startup et des futurs Milliardires sont ne’s! Voila ou vont les differents Capitaux et font d’Investissement Americains – inncluant l’industrie de l’Armement!

    Les Turques quand a eux, moyennant la Surate al-domination et trafiquerie, acquierent l’acces aux Ressources Naturelles des Bougnoules fake-Musulmans, fake-Arabes – pour les exploiter et faire de l’Export. Recherchez sur steelorbis.com la companie Tosyali et vous verrez d’ou les Turques ramassent leur matiere premiere brute vers la Turquie pour produire differents Alliages et Aciers, et biensur des outils, drones, etc. En fait, les Iraniens aussi. Les Chikours du Golf quand a eux, ils acquierent acces et financements et louent meme ces turques pour un Profit Maximal.

    Les Tnuhettes d’Alger et environs, c’est les chiens de guarde, pour que les Turques, Egyptiens, Chinoix et d’autres encore se servent tranquilement.

    Bref, les Turques acquierent l’acces a cette Technologie(savoir-faire) Americano-Japonais moyennant les Dollars Algeriens et vont creuser en Algerie. D’ailleur, meme les Allemands et Suedois participent a hauteur de 15% des operations Turques, qui leurs fourniront les Aciers dont ils ont besoin pour leurs industries de transformations. Les Khortis d’Alger racheteront des Berlines Allemandes finies, pour bouger les Q des khortis d’Alger.

    En attendant, teboune va khrabo-slamiser les Algeriens a partir de la maternelle, bessiff !

  2. Le raport initial est parti d’une info sublime emise par la chaine Bloomberg Financial, comme une publicite’ pour la firm Turque qui va exploiter cette mine apres avoir ramasse’ 2 Milliards de Dollars dans les differents projets de realisation – la participation des algeriens dedans aura ete’ celle d’acheminer de la nourriture, couper l’eau un peu partout dans les campagnes pour que les turks n’en manquent pas.

    La mention Americaine est relative a une Compagnie de la Caroline du Sud qui aura fourni la technologie(le savoir-faire) a la Compagnie Turque. La seule participation significative Algerienne est celle de SONATRACH qui aura fourni de l’energie GRATOS et du DOLLAR a la Compagnie Turque pour payer la License d’Utilisation des s’une Societe Japonaise aux USA. En d’autres termes, l’AlKharia n’est meme pas autorise’ a louer cette machinerie ou « le savoir-faire ».

    La vraie question est: Combien de Millions de Dollars du FOND SOUVERAIN ALGERIEN, a NY et SONATRACH(entreprisePublique) auront ete’ detourne’s par Teboun-Chengriha-et la clique et tous leurs REJETONS qui servent d’OPERATEURS, c.a.d. de bouger leurs butins vers des FAKE Compagnies OFF-SHORE?

    Info sur le commerce du fer(steel):
    steelorbis.com
    Midrex Technologies – Compagnie Americaine sous patronnage Japonais, en Caroline du Nord (USA) – a cote de l’Universite’ de Charlotte North Carolina et usines de voitures Japonaises(toyota, Honda):

  3. Ce projet d’après certains experts économiques est voué déjà à l’échec car le coût de sa réalisation s’il se concrétise bien sûr dépasse ce qu’il peut rapporter minimum pendant 50 àns, sans parler sur la qualité du fer, l’Algérie qui souffre d’un sous-déversement chronique va encore accentuer la pauvreté de la population locale avec ce projet faramineux…

  4. Un train de minerai roule, et soudain on nous sort des « rapports américains » comme si le fer algérien avait besoin d’un visa de Washington pour exister. Problème : aucun rapport officiel, aucun aval institutionnel américain. Juste des analyses médiatiques recyclées pour la galerie.
    La réalité, c’est que le projet tient surtout grâce à la Chine, pas aux États-Unis. Mais ça fait moins prestigieux dans la propagande.
    Pendant que le régime se félicite à l’international et cherche désespérément une bénédiction étrangère, le peuple algérien, lui, ne voit ni amélioration du pouvoir d’achat, ni retombées sociales concrètes.
    Bref : beaucoup de rails pour le minerai, beaucoup de communication pour le régime… et toujours pas de train pour sortir les Algériens de la pauvreté.

  5. « Houhou ye-chkker fi rouhou », ce proverbe populaire s’applique bien à cette compagne médiatique imaginaire attribué aux médias américains pour vendre l’exploit économique du régime, c’est complètement malade!

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