ALGÉRIE (TAMURT) – Le refus opposé à Air Algérie d’évacuer des ressortissants algériens depuis Abu Dhabi ne serait pas un incident anodin, contrairement à ce que certains observateurs avaient initialement pensé.
La semaine dernière, au moins un avion de la compagnie nationale algérienne est revenu vide des Émirats arabes unis. Selon plusieurs témoignages, les autorités aéroportuaires d’Abu Dhabi auraient ordonné aux responsables de l’appareil algérien de quitter le territoire sans embarquer de passagers, une décision qui a suscité de nombreuses interrogations.
D’après certaines sources évoquées par plusieurs médias, les autorités des Émirats soupçonneraient le régime algérien d’avoir délivré des passeports algériens à des agents liés à l’Iran, qui se trouveraient dans les pays du Golfe au moment de l’escalade des tensions avec les États-Unis et Israël.
Même si, officiellement, le gouvernement du président Abdelmadjid Tebboune affiche une certaine prudence et affirme maintenir des relations équilibrées avec les États de la région, certains analystes estiment que les relations entre Alger et Téhéran restent historiquement étroites.
Selon ces hypothèses, les autorités algériennes auraient tenté d’évacuer vers Alger des personnes soupçonnées d’être liées à des activités de renseignement, en les intégrant à un éventuel rapatriement de ressortissants algériens. D’autres sources évoquent plutôt la présence d’agents de renseignement opérant dans la région du Golfe.
À ce stade, il reste difficile d’obtenir des informations confirmées sur cette affaire. Toutefois, le fait que de nombreux étrangers aient pu quitter les pays du Golfe alors que les ressortissants algériens seraient soumis à des contrôles particulièrement stricts continue d’alimenter les interrogations.
Idir Yatafen


