TALA ATHMANE (TAMURT) – Après l’arrestation et la détention arbitraire de l’écrivain Allas Di Tlelli à la veille du nouvel an, le régime algérien a récemment pris pour cible un autre jeune écrivain et artiste, Nayer Nekkar. Il a été arrêté avant-hier par les gendarmes chez lui, devant sa famille, à la suite d’une violente perquisition. Son crime ? Son amour pour la Kabylie et son engagement pacifique pour défendre sa culture à travers la musique et l’écriture.
La répression du régime algérien en Kabylie ne s’estompe pas. Elle se poursuit dans une indifférence totale. Ceux qui osent dénoncer ces arrestations arbitraires sont à leur tour interpellés et emprisonnés. La presse algérienne, inféodée à la junte militaire au pouvoir, n’en souffle aucun mot. Ainsi donc, en l’espace de 20 jours, deux écrivains kabyles sont arrêtés et détenus par le régime colonial algérien.
Après Allas Di Tlelli, c’est au tour du jeune chanter et écrivain Nayer Nekkar d’être privé de sa liberté par un régime aux abois. Pour le moment, l’on ignore les motifs de l’arrestation du fils de l’écrivain et éditeur d’expression kabyle Ahmed Nekkar, décédé le 14 avril 2024 à Tizi-Ouzou, en Kabylie. Le mode opératoire du régime algérien est toujours le même. Une perquisition violente et brutale aux domiciles des militants ou citoyens kabyles pour intimider et terroriser par la peur les familles des personnes arrêtées.
Agé de 29, Nayer Nekkar a suivi les traces de son père, un amoureux de la culture amazighe. En effet, Nayer est diplômé de littérature et culture berbères à l’université Mouloud Mammeri.
Lyes B.



Ça fait tout simplement mal au cœur quand on entends ces arrestations arbitraires, courage et patience à ce brave type et à sa famille, mais le pire ce que toute personne qui tombe dans les griffes de ces mercenaires va subir des atrocités terribles et un traitement dégradé à l’image de Nekkiche, Bouhafs…L’état voyou algerien excelle l’usage de la torture et l’enlèvement de la dignité des kabyle, c’est le seul moyen dont il se dispose pour réprimer toute action pacifique.
Les arrestations se suivent et se ressemblent. Silence, motus et bouche cousue.
Les familles vont faire tout pour libérer leur otage, en actionnant, éventuellement, les connaissances, les relations : un simple planton ou même un obscure gardien qui connaît le fils du chef de Daïra ou la copie d’école de la fille du voisin de l’autre village, laquelle connaît la nièce du chef de brigade, … on s’humilie, on se rabaisse, on se fait violence, on avale sa fierté et son honneur, on se laisse insulter, on se laisse traiter de mauvais parents, de mauvais citoyens, voire de traitres, … oui, on accepte tout ça, nous qui avions perdus plusieurs parents et frères et soeurs durant la guerre dite d elibération de 1954-1962. Oui, on se laisse faire, on baisse même pantalon, on accepte peut-être jusqu’à se donner à un gendarme, un procureur ou même un sipmple député, qui a promis de faire quelque chose. On suce et on avale. On accepte de gober toutes les saletés. Une seule chose compte : obtenir, sinon la libéraiton de l’otage, un peu d’indulgence à son égard. Nous laisser le voir, de temps en temps, entre deux tortures ou deux viols dans sa cellule. On accepptera peut-être de nous dire, en find e compte, où il se trouve et s’il est toujours en vie…
Nous voici donc, en Kabylie, en 2026, redevenu les gueux, les intouchables de la RADP. Jusqu’à quand ?
« Ahaw san yibbwasé » (dixit. Matoub Lounès).