KABYLIE (TAMURT) – Toute forme d’activité politique est aujourd’hui strictement interdite en Kabylie. Si, autrefois, la répression s’exerçait sous le régime du parti unique, la junte militaire algérienne a imposé depuis 2019 une véritable politique du zéro politique en Kabylie. Arrestations arbitraires, lourdes condamnations judiciaires et harcèlement permanent sont devenus le quotidien de simples citoyens.
Des Kabyles sont condamnés à de lourdes peines de prison pour un simple « j’aime » sur Facebook jugé subversif par la police politique. Un jeune a même écopé de six mois de prison ferme à Oran pour avoir porté… un maillot aux couleurs de la JSK. Toute la société kabyle vit désormais dans un climat de peur et de traumatisme.
« Il était plus facile de faire de la politique durant la guerre de libération de 1954-1962 qu’aujourd’hui sous l’ère du général Chengriha », constate amèrement un ancien maquisard kabyle. Un professeur universitaire va plus loin : « Les gens n’osent même plus se soutenir entre eux. Les services de sécurité agissent en Kabylie comme le faisaient les groupes terroristes dans les années 1990. »
Une contradiction flagrante
Paradoxalement, à l’approche de chaque échéance électorale, le pouvoir algérien exige des Kabyles qu’ils participent aux élections. La contradiction est flagrante : comment interdire toute activité politique à un peuple et lui demander, dans le même temps, de légitimer un processus électoral verrouillé ?
Selon plusieurs sources concordantes, face à la montée de la mouvance indépendantiste kabyle, portée notamment par l’URK et le MAK, le régime algérien tente de fabriquer une vitrine politique. Des personnalités kabyles ont récemment été approchées afin de les pousser à se présenter aux prochaines élections législatives et locales, dans le but de donner l’illusion, à l’opinion internationale, d’un rejet massif de l’indépendance en Kabylie.
Ainsi, des figures telles que Djamel Zenati, Arezki Aït Larbi ou Saïd Khellil auraient été contactées par le pouvoir dans l’espoir de les « impliquer » de nouveau dans la vie politique institutionnelle.
Le spectre du boycott
Le cauchemar du zéro voix enregistré en Kabylie lors des élections de 2019 hante toujours la junte militaire algérienne. Ce boycott massif avait révélé, sans ambiguïté, la rupture profonde entre le peuple kabyle et le régime d’Alger. Une rupture qui, loin de se résorber, ne cesse de s’élargir.
Pour de nombreux observateurs, ce rejet électoral exprime clairement la volonté du peuple kabyle de rompre définitivement avec un système politique fondé sur la répression, la négation identitaire et la confiscation des libertés.
Idir Yatafen



Le système fait a nouveau appel aux KDS à l’approche des « Elections ». Ces spécialistes de l’aplaventrisme au service du néocolonalisme panarabique me font penser aux Caïds de l’ère coloniale Française, toujours en train à chercher comment se sucrer. Les générations ont changé mais les recettes sont les mêmes. Le seul problème est de savoir si à l’opposé des Français les néocolonialistes et et leurs sbires accepteront de rogner sur leurs privilèges pour partager le peu qui reste, ou ils finiront comme leur grand Modèle. Les gros poissons trouveront toujours une terre d’accueil pour leurs millions mais les autres? Ni leurs « cousins du golfe » ni les Français déjà submergés par l’immigration illégale ne voudront d’eux. Advienne que pourra!
À en croire la pratique actuelle du pouvoir algérien, la Kabylie aurait inventé une forme inédite de délit politique : penser, s’exprimer ou simplement exister politiquement, mais uniquement hors période électorale. Le reste du temps, toute activité politique y est traitée comme une menace sécuritaire majeure, parfois au même niveau qu’un crime organisé un « j’aime » sur Facebook pouvant visiblement troubler l’ordre public plus qu’une crise économique.
Depuis 2019, la doctrine du « zéro politique » en Kabylie semble appliquée avec une rigueur exemplaire. Elle présente d’ailleurs l’avantage d’être simple : pas de partis, pas de débats, pas de symboles, pas de voix… jusqu’au moment précis où l’État a soudain besoin de citoyens politiquement très actifs pour remplir les urnes. Un modèle de cohérence institutionnelle.
La judiciarisation de gestes ordinaires — opinions en ligne, soutien implicite, ou même un maillot de la JSK illustre une conception particulièrement moderne de la sécurité nationale, où le textile sportif et les couleurs régionales deviennent des instruments subversifs. On comprend alors pourquoi la peur et l’autocensure se sont installées durablement : quand tout peut être politique, tout devient risqué.
Les témoignages évoquant une atmosphère plus étouffante qu’au temps de la guerre de libération ou rappelant les méthodes des années 1990 ne relèvent pas d’une nostalgie mal placée, mais d’un constat amer. La société est invitée à se taire, à se méfier d’elle-même et, surtout, à ne pas faire preuve de solidarité ce qui est, reconnaissons-le, une manière très efficace de « maintenir la stabilité ».
Puis vient le moment électoral, ce rituel incontournable. Après avoir méthodiquement neutralisé toute vie politique réelle, le pouvoir s’étonne que la Kabylie boycotte les urnes. Le zéro voix de 2019, loin d’être une anomalie, apparaît alors comme un résultat parfaitement logique. On interdit la parole, puis on reproche le silence.
La tentative de recyclage de figures censées incarner un pluralisme imaginaire s’inscrit parfaitement dans cette logique de théâtre politique : faire semblant de proposer un choix là où tout est déjà écrit. L’objectif n’est manifestement pas de convaincre la population kabyle — entreprise visiblement jugée inutile — mais de fabriquer un décor exportable à destination des chancelleries et des observateurs distraits. Pour cela, le pouvoir ressort systématiquement les mêmes partis à zéro ancrage en Kabylie : le FLN, le RND, le MPA, le TAJ, El Bina, El Mustaqbal, Le Parti Du Peuple …et consorts, formations fantômes dont la présence locale se limite à quelques affiches défraîchies, des permanences vides et des scores électoraux qui frôlent l’erreur statistique. À leurs côtés, on nous présente périodiquement des « figures politiques kabyles » auto-proclamées parfaits inconnus chez eux, mais remarquablement familiers des couloirs ministériels à Alger. Dépourvus de base militante, de légitimité sociale ou de crédibilité politique, ces profils recyclés servent essentiellement de figurants : donner un visage kabyle à des partis rejetés, remplir des listes, occuper l’espace médiatique et produire, chiffres à l’appui, la preuve administrative que la Kabylie aurait bien participé à une compétition électorale dont ni les règles ni l’issue ne font encore illusion.
Au final, le boycott massif n’est ni un caprice ni une posture idéologique. C’est une réponse politique rationnelle à un système qui nie le pluralisme tout en exigeant l’adhésion. En Kabylie, le message est clair : on ne peut pas confisquer durablement les libertés, puis s’étonner que les urnes restent désespérément vides.
Dans 6 mois il y aura le dernier référendum en Kabylie a travers les élections algérienne ( coloniale) en Kabylie kabyle .
Le Corona virus a travers le confinement et 87 BIS ont rapprocher la FIN de l’Algérie en Kabylie .
l’Algérie est dans les cordes comme un vieux boxeur avec le dernier soufle avant la chute KO .
Les Kabyles sont ruser en plus d’êtres intelligent .
Bye bye la mascarade algérienne en Kabylie le 14/12/2025 restera a jamais une date symbole de renaissance et d’espoir pour tout un peuple opprimer,marginaliser,insulter en plein JT 20h ( mantaqa irhabiya )