Les détenus de Larbaâ Nath Irathen seront rejugés en mars

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Djamel Bensmail par l'artiste Redha Menassel
Djamel Bensmail par l'artiste Redha Menassel

KABYLIE (TAMURT) – La Cour suprême d’Alger a programmé pour le mois de mars le nouveau procès dans l’affaire de Djamel Bensmail, lynché à mort en août 2021 à Larbaâ Nath Irathen. Il s’agira du troisième procès dans ce dossier hautement politique et controversé.

Au total, 92 accusés seront de nouveau jugés, dont 36 condamnés à mort lors des précédentes audiences. Parmi eux, la majorité sont originaires de Larbaâ Nath Irathen et sont, selon de nombreuses sources concordantes, innocents. Deux détenus de cette localité sont déjà décédés en détention, dans des conditions inhumaines, à la prison de Béchar.

Djamel Bensmail, jeune artiste originaire de Médéa, s’était rendu en Kabylie en août 2021 pour aider les villageois à éteindre les incendies ravageurs. Ces feux, dont l’origine reste controversée, ont causé la mort de plus de 500 villageois dans les régions de Larbaâ Nath Irathen et de Michelet (Aïn El Hammam).
Alors que les victimes n’étaient pas encore enterrées, des éléments des services de sécurité algériens ont procédé à l’arrestation de Djamel Bensmail avant de le livrer à une foule en colère, infiltrée par des éléments de la police algérienne en civil, missionnés d’assassiner le jeune artiste. Selon plusieurs témoignages, les policiers auraient affirmé aux habitants qu’ils était l’auteur des incendies.

Ce drame est perçu par de nombreux observateurs comme une manœuvre délibérée des services de sécurité algériens visant à provoquer une confrontation entre Kabyles et Algériens. Cette opération aurait été exécutée par le général M’Henna Djebbar, originaire de Larbaâ Nath Irathen, et s’est soldée par une tragédie humaine majeure : la mort de centaines de villageois, l’assassinat de Djamel Bensmail et la condamnation à de lourdes peines de dizaines de jeunes kabyles, dont deux sont déjà morts en détention.

L’innocence de la majorité des accusés de Larbaâ Nath Irathen n’est plus à démontrer. Certains n’étaient même pas présents dans la région au moment des faits. À l’inverse, aucun des policiers ayant arrêté illégalement Djamel Bensmail et contribué directement à son lynchage n’a été poursuivi en justice à ce jour. Les véritables responsables demeurent libres.

Il est à noter que ce scénario a été tenté simultanément dans plusieurs localités de la wilaya de Tizi Ouzou, notamment à Azazga, Tizi Rached et Iferhounène. Ce n’est que grâce à la vigilance des citoyens que ces tentatives ont échoué ailleurs. À Larbaâ Nath Irathen, en revanche, le plan macabre du régime algérien a malheureusement abouti.

Idir Yatafen

1 COMMENTAIRE

  1. Le seul responsable des drames survenus a LNI c’est le gouvernement terroriste d’Alger et ses services ( drs ) .
    LNI sera la tombe de l’Algérie en Kabylie .
    Vive la RFK

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