KABYLIE (TAMURT) – La campagne de reboisement lancée par les autorités algériennes ce 14 février, avec l’objectif affiché de planter cinq millions d’arbres en une seule journée, n’a pas suscité l’adhésion attendue en Kabylie.
Les autorités algériennes ont mobilisé plusieurs institutions, dont l’armée et la gendarmerie, pour accompagner cette opération présentée comme un engagement fort en faveur de l’environnement. Si l’initiative de planter des arbres est, en soi, largement saluée sur le principe, en Kabylie elle suscite néanmoins des interrogations et des critiques.
Certains observateurs locaux estiment que cette campagne s’inscrit dans une stratégie politique plus large. Ils affirment que plusieurs coordinateurs de l’opération en Kabylie seraient proches de courants religieux conservateurs, ce qui alimente la méfiance d’une partie de la population.
Dans plusieurs localités, la mobilisation est restée limitée. Des habitants affirment ne pas avoir été convaincus par la démarche. « La Kabylie est naturellement verte grâce aux forêts et aux millions d’arbres plantés et greffés par nos ancêtres. Nos oliviers remontent parfois à l’époque romaine. Ceux qui appellent aujourd’hui à planter des arbres sont les mêmes qui, selon nous, n’ont pas su protéger les forêts existantes », déclare un membre d’un comité de village à Michelet, affirmant également que des pressions auraient été exercées pour encourager la participation à la campagne.
D’autres critiques pointent la gestion du foncier et l’urbanisation jugée excessive dans plusieurs villes de Kabylie. Selon eux, de nombreux espaces verts et terres agricoles auraient été sacrifiés au profit de projets immobiliers, parfois avec l’aval des autorités locales.
Malgré ces réserves, la campagne s’est déroulée dans plusieurs régions du pays. En Kabylie, toutefois, une partie importante de la population semble être restée en retrait. Beaucoup rappellent que l’attachement à la terre et aux traditions agricoles fait partie intégrante de l’identité kabyle et que les initiatives environnementales ne datent pas d’aujourd’hui dans ce beau pays qu’est la Kabylie.
Idir Yatafen



Petite question mathématique nationale:
On nous annonce 5 millions d’arbres en une seule journée.
Faisons un calcul simple, sans idéologie, juste avec une calculette.
L’Algérie compte environ 45 millions d’habitants.
Si hypothèse héroïque tout le monde met la main à la pâte, bébés compris, grands-parents compris, fonctionnaires, gendarmes, ministres et même les auteurs du communiqué…
5 000 000 arbres ÷ 45 000 000 habitants = 0,11 arbre par personne.
Autrement dit :
il suffit qu’un Algérien sur neuf plante un seul arbre.
Ou que chacun plante un dixième d’arbre.
Ou encore qu’on coupe symboliquement une pelle en neuf morceaux.
Donc la vraie blague n’est pas “combien d’Algériens faut-il ?”
La vraie question est : combien d’Algériens étaient réellement sur le terrain ?
Parce que si l’on regarde les images officielles, on voit surtout :
* des gendarmes
* des cadres en costume
* quelques volontaires encadrés
* et beaucoup d’appareils photo
Si vraiment toute la population avait participé, la Kabylie et le pays entier auraient ressemblé à une gigantesque fourmilière citoyenne. Or ce qu’on observe ressemble davantage à une opération encadrée et médiatisée.
En réalité, le problème n’est pas le nombre d’arbres.
C’est le taux de survie des plants.
Car on peut planter cinq millions d’arbres en une journée.
Mais on ne peut pas planter cinq millions d’années de confiance en 24 heures.
Et en matière d’écologie comme de crédibilité, ce n’est pas le nombre de pelles devant les caméras qui compte.
C’est ce qui reste quand les caméras partent.
La Kabylie, n’a pas besoin d’être reboisée encore moins par l’armée Algérienne qui a fait d’elle une terre brûlée et la gendarmerie qui a assassiné sa jeunesse, elle avait juste besoin d’être préservée. Hélas,n depuis que les Assifs, ou bien bien ighzers sont transfomés en Oueds, il n’ y a plus d’eau qui coule en Kabylie….ça c’est déjà un génocide ….Dans ma jeunesse, dans la vallée de la soummam, quand on jetetait une pomme de terre près de la rivière, la saison suivante on trouvait un champs de pommes de terre, c’était jadis les miracles naturels parmi tant d’autres de la Kabylie, depuis le pouvoir en a fait un vrai désert dans tous les sens du mot…Iben Khaldoun, bien de chez eux disait à juste titre, il y a des siècles déjà que là où passe l’arabo islamisme, l’herbe verte devient brûlée, c’est le destin de la flore mais aussi de la faune malheureusement ….Le problème qui se pose comme disaient déjà les gens de ma région » ils sont comme Lbaks, des tiques difficiles à s’en débarrassés quand ils vous collent à la peau » . Avec l’indépendance de l’Algérie, la Kabylie a contribuée à son propre drame, c’est ce que disait mon père ( réparateur des armes des moudjahidines) qui repose en paix aujoujourd’hui , lui qui était engagé dans la révolution avec son frère ( mort au maquis ) et sa sœur ( infirmière) pour libérer ce pays de malheurs.
Rien a reboiser en Kabylie il faut juste faire attention à ce qui est existe déjà notamment la faune et flore, ces derniers envahi par le verre et le plastique, c’est ça le problème qui menace la durabilité de l’environnement en pays kabyle. Les consommateurs en général surtout les soulards doivent vivre consciemment avec leur environnement évitant de commettre des bêtises !