KABYLIE (TAMURT) – Le peuple kabyle, à l’instar de l’ensemble des peuples amazighs, a célèbré Yennayer 2976 dans un contexte international marqué par de profonds bouleversements géopolitiques. Ces mutations, jugées imprévisibles mais déterminantes, semblent s’accélérer depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Dans son message adressé à l’occasion du nouvel an amazigh, l’Union pour la République Kabyle (URK) estime que l’administration Trump représente une opportunité historique pour les peuples opprimés engagés dans des luttes de libération face aux régimes autoritaires et dictatoriaux.
« L’Union pour la République Kabyle ressent, approuve et s’empare de cet air de liberté et d’espoir inattendu qui traverse le monde et qui interpelle directement notre douloureuse situation », souligne le communiqué de l’URK publié à la veille de Yennayer 2976. Signé par son président, Lyazid Abid, le texte rappelle que cette dynamique de bouleversements a débuté il y a plus de quinze ans et semble aujourd’hui connaître une accélération significative.
« Depuis 2010, les dictatures tombent les unes après les autres selon un même schéma. L’histoire s’accélère et aucun régime tyrannique n’échappe à la loi du temps : Ben Ali, Saddam Hussein, Moubarak, Kadhafi, Bachar al-Assad, Maduro. Aujourd’hui les Khomeini, demain d’autres régimes encore, et après-demain la mafia algérienne », affirme l’URK.
Selon le mouvement kabyle, Donald Trump, bien qu’élu plusieurs années après le début de ce cycle, a incarné une posture conforme à celle d’un dirigeant d’une grande puissance : ne pas contrarier l’aspiration des peuples à la liberté, mais l’accompagner. « Tel un miroir, Donald Trump reflète la volonté des peuples opprimés et soutient leur marche vers la liberté et la prospérité », peut-on lire dans le communiqué.
Pour l’URK, les récents développements géopolitiques, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, illustrent clairement l’influence américaine sur les rapports de force régionaux. Ces évolutions nourrissent l’espoir d’un changement possible pour la Kabylie, confrontée, selon le mouvement, à une domination coloniale persistante de l’État algérien.
Face à cette conjoncture, l’URK appelle le peuple kabyle à se relever et à ne pas céder au découragement. « Le combat pour notre dignité est dur et éprouvant. Y renoncer, c’est accepter la reddition. La capitulation n’est pas une option », insiste le communiqué, qui exhorte à la mobilisation constante et à la solidarité entre les militants.
Le message de l’URK s’adresse également à l’ensemble des peuples amazighs. « À nos frères et sœurs Imazighen, nous souhaitons lucidité, courage et détermination afin de saisir l’opportunité historique qu’offrent les bouleversements géopolitiques actuels pour retrouver leur souveraineté en Afrique du Nord », conclut le texte.
Enfin, à l’occasion de Yennayer 2976, l’URK a exprimé une pensée particulière pour les détenus politiques kabyles et réaffirmé sa revendication de leur libération, notamment ceux de l’affaire de Larbaâ Nath Irathen, dont le procès en appel est prévu pour le 1er mars prochain, et que le mouvement qualifie de victimes d’une « Algérie coloniale ».
Arezki Massi



Cet article s’inscrit dans une lecture lucide de l’histoire et du contexte géopolitique actuel.
Yennayer n’est pas qu’une fête symbolique: c’est aussi un rappel que les peuples amazighs, et le peuple kabyle en particulier, existent, résistent et revendiquent leur dignité.
Depuis plus d’une décennie, les régimes autoritaires tombent ou vacillent, non par hasard mais parce que l’histoire obéit à une dynamique implacable: aucun système fondé sur la répression ne survit éternellement. Les bouleversements géopolitiques actuels, qu’on les approuve ou non, ouvrent objectivement des espaces que les peuples opprimés ont le droit d’analyser et d’investir.
La situation de la Kabylie ne peut être dissociée de la question des droits, des libertés et des détenus politiques. Le rappel de leur sort, notamment dans l’affaire de Larbaâ Nath Irathen, est légitime et nécessaire. Se taire, ce serait normaliser l’injustice.
Notre message n’appelle ni à la haine ni au chaos, mais à la lucidité, à la solidarité et à la persévérance. Renoncer serait capituler. Et l’histoire montre que les peuples qui refusent la résignation finissent toujours par reprendre leur destin en main.
Assegwas Ameggaz ⵣ
Dignité, mémoire et liberté pour la Kabylie
C’est une dictature cruelle , il faut la renverser d’une manière ou d’une autre ou au moins libérer la Kabylie car tamurt Leqvayel ne mérite pas d’être maintenu sous le joug du régime terroriste !
Il faut commencer par des manifs en Kabylie pour attirer l’Attention de Trump