
KABYLIE (TAMURT) – Le 18 avril 2001, y a exactement 24 ans, un jeune lycéen d’At Douala, située à une vingtaine de km de Tizi Ouzou, a été tué froidement, dans une brigade de gendarmerie algérienne, par un gendarme algérien qui avait usé de son arme sans aucune raison, si ce n’est pas par haine et racisme.
Massinissa, qui préparait ses examens du BAC mourra quelques heures après à l’hôpital entre les mains de son père, Khaled Guermah. « Il m’ont tué papa…je ne sens plus mes jambes… », c’étaient les derniers mots prononcés par Massinissa avant de refermer ses yeux à jamais.
La victime de trop. Massinissa a été tué par un gendarme algérien qui avait usé de son arme de guerre à l’intérieur d’une brigade en plein cœur de la Kabylie, un endroit qui devrait être des plus sûrs pour un citoyen. C’était un assassinat à caractère raciste. Lyazid Zarhouni, numéro 2 de la sinistre sécurité militaire et premier ministre de Bouteflika, avait qualifié le jeune Guermah Massinissa de voyou, pour justifier son assassinat. Ce fut la goutte de trop. À vrai dire, Massinissa n’avait fait que calmer les esprits de ses camarades lycéens suite à une querelle. Il finit à la brigade, puis dans un cercueil. C’était la veille du 20 avril. La Kabylie est de nouveau embrasée.
Plus de 130 jeunes à travers toute la Kabylie, mains nues, ont été tués par les services criminels de la gendarmerie algérienne, 5000 blessés dont 3500 handicapés à vie… le drame de trop. Aucun autre Algérien n’a exprimé le moindre mot de solidarité envers les Kabyles. Ils étaient du côté des criminels, c’est-à-dire des gendarmes. Pour humilier encore plus le peuple kabyle, ce même pouvoir assassin avait ordonné une enquête. La conclusion officielle de cette enquête : un ordre a été donné par la plus haute hiérarchie militaire de tirer et de tuer les civils, mais aucune suite n’a été donnée aux conclusions de cette enquête.
Le 15 juin de la même année, deux millions de Kabyles ont tenté de marcher sur Alger pour demander d’arrêter les gendarmes assassinats. Ils ont été chassés d’Alger comme des étrangers et les gendarmes ont continué à tirer sur les manifestants. C’était l’acte de divorce entre l’Algérie et la Kabylie. Le meilleur hommage à rendre aux victimes du printemps noir de 2001 est de libérer la Kabylie. Kamel Irchene, de la localité d’Azzazga, tué par un gendarme, avait écrit sur un mur, avec son sang, avant de mourir : « liberté ».
Idir Yatafen


Quand est ce que ce gendarme vas payer pour son crime. Quel est son nom, ou habite il ??