BAMAKO (TAMURT) – La junte militaire au pouvoir au Mali paye son entêtement face au régime algérien. L’annonce faite par le gouvernement malien d’autoriser des casernes militaires israéliennes au nord du Mali, non loin des frontières algériennes, a provoqué une panique générale au sein de la junte militaire algérienne.
L’annonce du Mali, au début de ce mois, relative à son retrait de la reconnaissance officielle du Polisario, a précipité la réaction des Algériens. Ces derniers, après s’être opposés pendant des décennies au mouvement de l’Azawad, qui veut créer un État amazigh indépendant du Mali, deviennent ses meilleurs alliés de conjoncture.
L’Algérie a offert des armes, des véhicules, des financements et surtout des renseignements aux forces de l’Azawad, qui ont fait une percée spectaculaire et sont même sur le point de renverser le régime malien à Bamako, après avoir pris le contrôle total des villes du nord du Mali.
Tous les observateurs sont d’accord pour dire que l’armée de l’Azawad n’a pas les moyens de réussir une telle percée sans l’aide considérable d’une puissance étrangère. Si, officiellement, l’Algérie garde le silence pour le moment, la presse de ce pays annonce l’implication indirecte de l’armée algérienne dans son aide au Front de l’Azawad.
Les troupes de mercenaires russes, chargées par le gouvernement malien d’assurer la sécurité des villes du nord, notamment Gao, Tombouctou, Kidal, n’ont pas bougé le petit doigt lors des attaques des combattants de l’Azawad. Certains pensent qu’un accord a été trouvé entre Alger et les Russes, ce qui explique le retrait sans aucune résistance des mercenaires russes stationnés au Mali. Même certains responsables politiques maliens parlent de la trahison des Russes.
Idir Yatafen


