Le wali de Bgayet : « Le 20 avril ? Faut oublier »

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Marche du 20 avril 2016
Marche du 20 avril 2016

BGAYET – La célébration des événements du 20 avril 1980 ainsi que la commémoration de ceux d’avril 2001 en Kabylie seraient fortement restreintes ces dernières années, selon plusieurs sources locales. D’après un élu à l’Assemblée populaire de wilaya (APW), le wali de Bgayet aurait déclaré : « Le 20 avril ? Faut oublier ». Une affirmation qui traduit un durcissement de la gestion des commémorations en Kabylie.

Historiquement, ces dates ont toujours été marquées, y compris durant la décennie 1990. Le Mouvement culturel berbère (MCB) organisait régulièrement des rassemblements pour commémorer ces événements, en Kabylie comme à Alger. Aujourd’hui, plusieurs observateurs évoquent un recul des mobilisations publiques. Les partis politiques locaux, notamment le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), restent discrets sur ces questions, dans un contexte marqué par la préparation des prochaines échéances électorales.

Pour rappel, le 20 avril 1980 renvoie aux événements du « Printemps berbère », déclenchés après l’interdiction d’une conférence de Mouloud Mammeri à Tizi Ouzou. En avril 2001, la mort d’un lycéen dans une brigade de gendarmerie à Aït Douala avait provoqué un soulèvement populaire en Kabylie, faisant de nombreuses victimes. Ces deux dates demeurent hautement symboliques pour une partie de la population, notamment au sein de la diaspora, où elles continuent d’être commémorées.

Idir Yatafen

8 Commentaires

  1. La diaspora vous dîtes ? Votre diaspora marche pour Israël et est occupée à servir de relais pour la propagande anti-algérienne à chaque fois que l’occasion se présente, l’Algérie n’autorisera aucune expression médiatique, c’est à dire « spectacle » nuisible à son unité nationale en ces temps exceptionnelles, Elle se doit de rester ferme face à toute tentative d’instrumentalisation de cet événement à des fins médiatiques, notamment lorsque celles-ci visent à raviver cette propension à un « État tampon » au profit d’une entité ouvertement hostile à ses intérêts.

    • Sindbad le marin d’eau douce « l’Algérie n’autorisera aucune expression médiatique ….nuisible…..unité nationale …..entité …..Israel  » t’as oublié l’impérialisme et le polisario , blabala bla que de propagande. Digne d’Orwell 1984 Achète TOI UN CERVEAU ! Minable!

  2. Vous êtes vraiment incroyables Vous n’arrêtez pas de parler de l’Etat algérien comme un Etat colonisateur et en même temps vous vous « étonnez » du fait que cet Etat se comporte exactement en colonisateur. Il faut savoir ce qu’on veut, non ? Si l’Algérie est un colonisateur en Kabylie, alors quoi de plus normal que l’Agérie interdise tout ce qui constitue la contradiction de cette même Algérie ? Qu’attendre de plus d’un colinisateur si ce n’est qu’il se comporte comme un colonisateur ?

    Le Wali est dans son rôle d’agent de l’Algérie, pas de la Kabylie. Pourquoi alors commémorerait-il un évènement qui montre l’Algérie sous son mauvais jour : répression, interdiction, emprisponnement, … ?

    Vraiment, vous êtes incroyables! Continuez comme ça, à brasser du vent et à nous raconter des sornettes.

    • L’état militaire arabo islamique Algérien est depuis 62 colonisateur de la Kabylie qu’il veut anéantir, la Kabylie a toujours résisté, 1980 et 2001 ont étaient des marqueurs pour rappeller à ce pouvoir terroriste chaque 20 avril que la Kabylie n’oublie pas, jusqu’à ces dernières années c’était encore possible de célebrer et commémorer ces dates, avec le régime Tabboune / Chien gris ha ce n’est plus possible car la Kabylie est quadrillée par les forces dites de sécurité et les Kabyles surtout ceux qui osent sont persécutés, je ne vois donc pas la contradiction de cet article par rapport aux événements rapportés par le journal Tamurt!

      • Bonjour Bombardier, bravo, ton commentaire suit une logique simple: si un pouvoir est perçu comme dominateur, alors la restriction des commémorations, la surveillance renforcée et la répression des voix dissidentes ne contredisent pas cette lecture elles la renforcent.
        Sur le plan factuel, il existe bien des éléments historiques qui nourrissent ce ressenti en Kabylie:
        1. Le printemps berbère de 1980 reste un moment majeur de contestation culturelle et politique après l’interdiction d’une conférence de Mouloud Mammeri.
        2. Le printemps noir de 2001 a marqué durablement la mémoire collective avec une répression violente et de nombreuses victimes.
        3. La question linguistique amazighe a longtemps été source de tensions avant des reconnaissances officielles tardives et souvent jugées insuffisantes.
        4. Les restrictions sur les rassemblements, arrestations d’activistes et forte présence sécuritaire sont régulièrement dénoncées par des militants et observateurs.
        Donc oui, dans cette grille de lecture, il n’y a pas de contradiction: un pouvoir central qui limite la mémoire contestataire agit précisément comme un pouvoir qui craint cette mémoire.
        Là où ton commentaire frappe juste, c’est sur la symbolique du 20 avril: ce n’est pas qu’une date, c’est un rappel annuel que l’identité, la langue et la dignité ne se dissolvent pas par décret administratif.
        Et le plus ironique dans tout ça: plus un régime interdit de commémorer, plus il confirme que la commémoration conserve sa force. Si ces dates n’avaient aucune importance, personne ne mobiliserait policiers, barrages et intimidations pour les empêcher.

    • Azul a y’Uccen, incroyable surtout ton raisonnement: tu crois avoir découvert une contradiction, alors que tu viens simplement de confirmer l’accusation. Bravo, tu voulais défendre le système, tu viens de rédiger son acte d’aveu.
      Personne ne s’étonne qu’un pouvoir colonial se comporte en pouvoir colonial. On le dénonce. Ce n’est pas parce qu’un voleur vole qu’il faut se taire sous prétexte que c’est son rôle. Ce n’est pas parce qu’un oppresseur opprime que cela devient légitime ou intelligent.
      Tu dis: Le wali est dans son rôle d’agent de l’Algérie, pas de la Kabylie. Merci pour cette franchise brutale. Donc un responsable imposé sur un territoire n’est pas au service de la population locale, mais d’un centre politique extérieur. Félicitations: c’est précisément la définition d’une administration coloniale.
      Petit rappel factuel:
      1. La Kabylie a subi des interdictions linguistiques et une marginalisation identitaire pendant des décennies.
      2. Les soulèvements kabyles ont été réprimés à plusieurs reprises.
      3. La centralisation politique a systématiquement réduit toute autonomie locale.
      4. La mémoire des luttes kabyles n’est tolérée que lorsqu’elle ne dérange pas le récit officiel.
      Donc non, ce ne sont pas des sornettes, ce sont des faits historiques observables.
      Le plus drôle, c’est ta logique :
      Puisque le colonisateur colonise, arrêtez de vous plaindre.
      Version moderne de:
      Puisque la prison enferme, arrête de parler des barreaux.
      Non. Nommer l’injustice n’est pas contradictoire. C’est la combattre qui est normal.
      Et enfin, brasser du vent? Curieux reproche venant de quelqu’un qui a écrit tout un paragraphe pour expliquer que la domination est normale. Tu n’as réfuté aucune critique. Tu l’as justifiée. Ce qui est encore pire.

      • La communication est un art difficile. Uccen a parfaitement raison dans son commentaire. Il est clair que l’Algérie est coloniale en Kabylie. Il ne défend pas la colonisation. Il demande aux Kabyles de ne rien attendre du colon. Se plaindre d’une « injustice » équivaut à dire que l’Algérien n’est plus un colonisateur, mais un frère qui commet une erreur en ne permettant pas ces commémorations. Ce n’est pas sorcier du tout. Pleurnicher parce que le wali, représentant du colonialisme algérien, ne permet pas aux colonisés de se plaindre par des manifestations anti-Algérie est en contradiction avec l’idée de lutte contre un colonisateur algerien.
        Soit le Kabyle commémore sans l’autorisation de l’autorité coloniale, soit il attend des jours meilleurs.
        Si le Kabyle veut commémorer ses dates heureuses ou tragiques, il doit arracher son indépendance.

        • Tanemmirt, Racine.
          Tu as remis les pendules à l’heure.
          Akken i as-yenna Dda Sliman :
          Ttweṣṣiγ widen ur nessin
          Ma yella bγan ad nadin
          Uqbel a ten-ifat lḥal
          Zzman isεan tirkabin
          Ur zmiren a tent-alin
          Ma sεan ifadden b-bwuffal
          Yyaw, yyaw a-t-teẓrem
          Ttweṣṣiγ-t ur d-yefhim ara
          Allen-is ldint, imi-s izemmem
          Amzun ur yeḥdiṛ ara
          Ma yemmut Ṛebbi a t-yeṛḥem
          Ma yeṭṭes dayen, ur d-yuk’ara.

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