ALGERIE (TAMURT) – Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, aucun chef d’État n’a achevé son mandat dans des conditions politiques stables. Ahmed Ben Bella a été renversé par un coup d’État, Houari Boumédiène est décédé en fonction, Chadli Bendjedid a été contraint à la démission, Mohamed Boudiaf a été assassiné, Liamine Zeroual a quitté le pouvoir de manière anticipée, et Abdelaziz Bouteflika a été poussé à la démission en 2019.
Pour Abdelmadjid Tebboune, même s’il fait exception car il est le seul chef d’État algérien bachelier, il ne dérogera pas à la règle à la fin de son mandat en 2027. Lui, il semble qu’il veut pousser le bouchon un peu plus loin que son prédécesseur Bouteflika.
Dans les coulisses, Tebboune et son clan préparent activement l’intronisation de son fils Tebboune Khaled comme président en 2029. Son père, actuellement locataire d’El Mouradia, est âgé et malade. Il suit des soins intensifs en Allemagne dans le plus grand secret.
Certains pensent même qu’il ne tiendra pas jusqu’à 2029, ce qui explique que le clan de Tebboune cherche d’ores et déjà à trouver un plan pour garder le pouvoir et les privilèges. « Le plan de Chengriha et Tebboune commence à se dévoiler. Son fils Khaled se prépare pour 2029.
Un député, cité sous couvert d’anonymat, évoque un « plan » en plusieurs étapes, incluant notamment la limitation de l’émergence de nouvelles forces politiques lors des prochaines échéances électorales, ainsi que des contacts avec certaines chancelleries étrangères.
Tebboune sait très bien que la France aura son mot à dire en 2029 en Algérie pour sa succession, ce qui explique le réchauffement des relations diplomatiques entre Alger et Paris », nous révèle un député kabyle qui dit aussi que Khaled Tebboune décide de tout déjà à El Mouradia, exactement comme Said Bouteflika avant 2019.
Le clan de Tebboune craint lui aussi de subir des représailles si un autre clan le devance dans la prise du pouvoir en 2029 ou peut-être même avant. « Khaled Tebboune est en stage pratique en ce moment. C’est lui qui désigne les ministres, les walis, sous l’œil vigilant de son papa et de son chef de cabinet, Boualem Boualem », nous confie notre interlocuteur. « Le clan de Tebboune veut contrôler tout afin de faciliter à son fils Khaled la succession à El Mouradia. Ils contrôlent même les clubs sportifs, les associations, les partis politiques, …… », ajoute notre source.
Ces mêmes sources affirment également que Khaled Tebboune jouerait déjà un rôle informel dans certains cercles de décision. Ainsi les dynamiques internes du pouvoir algérien restent marquées par des logiques de continuité et de préservation des équilibres au sein des institutions.
Idir Yatafen


