USA (TAMURT) – Un coup dur pour le régime algérien. Alors que les yeux du monde entier sont braqués sur la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, lors d’une conférence de presse, le patron de la FIFA a annoncé qu’une accréditation avait été délivrée au journaliste français Christophe Gleizes, détenu par la junte militaire algérienne au pouvoir.
La nouvelle a été annoncée par le président de la FIFA lors d’une conférence de presse en présence des médias du monde entier. Une gifle cinglante pour le régime d’Alger.
« C’est le seul journaliste encore en prison dans le monde entier », défend le patron de la FIFA, qui a appelé le président algérien à le libérer.
Enfermé depuis plus d’un an dans une prison algérienne, le Français de 37 ans a été accrédité pour couvrir le Mondial pour So Foot, annonce de son côté Reporters sans frontières ce mercredi 10 juin. Il purge actuellement une peine de sept ans de prison parce que le journaliste voulait consacrer un reportage au club kabyle de la JSK. Il a été condamné dans un contexte de crise diplomatique entre Alger et Paris.
L’accréditation du journaliste Christophe Gleizes porte le numéro 00980549. Elle autorise le journaliste âgé de 37 ans à couvrir l’ensemble du Mondial, qui se joue aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet, pour le magazine So Foot, dont il est collaborateur.
Pour le moment, le régime algérien et sa presse restent de marbre. Les décideurs sont sonnés. Que fera le régime algérien ? Il est humilié et dos au mur.
Christophe Gleizes a été, pour rappel, arrêté en mai 2024 en Kabylie, à Tizi Ouzou, dans le cadre d’un reportage sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Placé sous contrôle judiciaire, il a été incarcéré en juin 2025 après sa condamnation pour « apologie du terrorisme » à sept ans de prison.
Ses parents sont allés lui rendre visite en détention la semaine dernière, racontent-ils à l’AFP. « Christophe allait bien et est bien traité, mais se sent de plus en plus isolé du monde extérieur », selon sa mère, Sylvie.
Le régime algérien jette en prison des centaines de Kabyles, parfois sans aucun motif, à l’image du journaliste sportif français.
Idir Yatafen


