KABYLIE (TAMURT) – Encore une histoire à dormir debout, inventée de toutes pièces par les services de sécurité algériens en Kabylie.
Cette fois, dans un communiqué laconique, le ministère algérien de la Défense a annoncé l’arrestation d’un groupe de prétendus terroristes kabyles appartenant au MAK. Selon les autorités, ce groupe armé serait composé de six individus arrêtés dans la ville de Tizi Ouzou : deux Kabyles et quatre ressortissants marocains en situation irrégulière.
L’armée algérienne reproche à ce groupe d’avoir perturbé les dernières élections législatives en Kabylie. Un tissu de mensonges. Aucun autre détail n’a été fourni concernant cette information, relayée en boucle par la presse du régime algérien.
L’Algérie est le seul pays au monde à avoir classé le MAK, un mouvement politique présenté par ses partisans comme pacifique, parmi les organisations terroristes. Un mouvement qui, selon eux, n’a jamais fait de mal à une mouche.
Face au refus de la communauté internationale de classer le MAK comme organisation terroriste, le régime algérien ressort périodiquement des histoires qui n’ont ni tête ni queue, sans vraiment convaincre personne.
Les accusations portées contre le MAK par le régime algérien ont, selon cette analyse, renforcé la crédibilité des mouvements indépendantistes kabyles et attiré davantage de sympathisants à leur cause.
Qui croit aux mensonges du régime algérien ? Personne. Les services de sécurité ont beau inventer mille et un scénarios pour faire croire qu’un groupe terroriste existe en Kabylie, leurs mensonges ne tiennent pas debout plus d’une seconde.
Idir Yatafen



C’est le même scénario qui se répète depuis des années. On connaît le script par cœur.
Étape 1: un drame éclate ou une crise surgit, des incendies bien orchestres partout en Kabylie.
Étape 2: avant même la fin de l’enquête, on désigne les Kabyles ou le MAK comme coupables.
Étape 3: les médias d’État relaient la version officielle en boucle comme une vérité absolue.
Étape 4: des mois ou des années plus tard, plus personne ne parle des preuves promises.
On a déjà vu ce mécanisme en 2021 avec l’affaire de Larbaâ Nath Irathen et le lynchage tragique de Djamel Ben Ismaïl. Les autorités ont très rapidement affirmé l’implication du MAK dans un vaste complot, mais les annonces médiatiques ont largement précédé toute démonstration publique des éléments de preuve. Depuis, chaque nouvelle affaire semble suivre exactement le même modèle narratif.
À force de ressortir le même scénario, il finit par ressembler moins à une enquête qu’à un copier-coller. Quand un gouvernement utilise toujours le même coupable avant même de convaincre par les faits, ce n’est plus de la crédibilité, c’est de la routine.
Azul . Quelle honte pour un régime , qui au lieu de rendre aux citoyens leurs Libertés fondamentales , a préféré plonger dans une paronïa morbide qui ne fait que le desservir tant sur le international que national .
Les Servcies ont inventé cette histoire pour brouiller les pistes et détourner le regard sur le fait que rien n’a été entrepris par la nouvelle Algérie pour combattre le feu. Comme ça, le pauvre peuple regardera son doigt au lieu de la lune.
Comment croire que des Marocains, en situation irrégulière, traineraient en Kabylie pour déclencher des incendies alors qu’ils auraient pu juste s’arrêter à Maghnia ou Telemcen et y foutre des incendies? Et pourquoi pas au camp des réfigiés de la RASD, à Tindouf : il esgt plus facile pour eux de s »y infiltrer en se faisant passer pour des Sahraouis… Enfin! Pluis le mensonge est gros…
À ce rythme, le prochain communiqué annoncera que six indépendantistes kabyles, quatre extraterrestres et un yéti ont tenté de renverser l’État avec une boîte de couscous.
Le problème n’est pas de lancer des accusations. N’importe quel régime peut écrire un communiqué. Le problème, c’est d’apporter des preuves vérifiables: des faits, des éléments matériels, des procédures transparentes et des procès équitables.
On nous parle d’un réseau terroriste, mais sans présenter au public les preuves qui permettraient de convaincre au-delà des fidèles de la télévision officielle. Dans un État de droit, on ne demande pas aux citoyens de croire sur parole; on leur montre les preuves.
Et il y a une question qui mérite d’être posée: si le MAK représente réellement une menace terroriste internationale, pourquoi aucun des grands États démocratiques ni les principales organisations internationales ne l’ont inscrit sur leurs listes d’organisations terroristes? Crier terrorisme ne transforme pas une accusation en démonstration.
À force de voir surgir un nouveau scénario à chaque crise politique ou à chaque échéance électorale, certains finissent par attendre le prochain épisode comme une série télé. Il ne manque plus qu’une bande-annonce:
«Cette semaine, le complot du siècle… bientôt sur les chaînes publiques.»