ALGÉRIE (TAMURT) — L’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi, a annoncé avoir déposé une plainte contre le quotidien El Watan, selon un communiqué rendu public récemment.
« Le 13 août dernier, le quotidien El Watan publiait une “contribution” sur laquelle je ne m’étendrai pas ici. La justice aura à se prononcer sur la nature et la teneur des accusations portées par un intervenant anonyme que nulle recherche ne permet de situer ou d’identifier », écrit le Dr Saïd Sadi.
Il affirme également, citant des sources internes au journal, que cette publication aurait été « imposée par des forces occultes ». Selon lui, l’objectif de cette opération était de détourner l’attention du débat qu’il souhaite engager sur les nombreuses problématiques qui préoccupent les Algériens.
L’article publié par El Watan, signé sous pseudonyme, était particulièrement critique à l’égard de Saïd Sadi. Sa publication intervenait moins de quinze jours après son retour en Algérie, au terme de sept années d’exil. Sur les réseaux sociaux, l’ancien dirigeant du RCD avait bénéficié d’un large soutien, tandis que plusieurs internautes critiquaient également la démarche du journal.
« Par quelque bout qu’on la prenne, cette misérable machination confirme, hélas, la domestication avancée et la régression inquiétante dans lesquelles macère désormais la pratique journalistique », poursuit Saïd Sadi.
Il dénonce également des tentatives de prise de contact émanant, selon lui, d’interlocuteurs se présentant comme mandatés par « les plus hautes autorités du pays ». Ces personnes se seraient ensuite révélées être des émissaires de structures sécuritaires cherchant à étendre leur influence à l’ensemble de la vie politique. Saïd Sadi affirme avoir fermement rejeté ces démarches.
« Que cette propagande vienne d’une officine formelle ou qu’elle soit le fait d’un clan voulant déstabiliser un autre, que ces approches obliques participent de pressions indirectes ou d’une volonté d’alerter sur tel ou tel sujet, ces méthodes attestent d’abord du fait que les vieux réflexes des années de plomb perdurent », écrit-il encore.
Pour l’ancien président du RCD, d’importants efforts restent nécessaires avant que les institutions de l’État ne retrouvent un fonctionnement normal et transparent, préalable à toute véritable vie démocratique.
Il appelle enfin les citoyens à ne pas se laisser « distraire ou intimider par des campagnes d’intoxication et des méthodes de gestion de la vie publique d’un autre âge ».
Reste désormais à savoir quelle suite la justice algérienne donnera à cette plainte et si elle saura faire preuve d’une totale impartialité dans cette affaire.
Idir Yatafen


