SÉTIF (TAMURT) – Les incendies font des ravages à l’est de la Kabylie. À At Wartilan, dans la wilaya de Sétif, une victime est déjà à déplorer après trois jours de feux de forêt qui continuent de se propager et de gagner en intensité.
La victime est un jeune homme qui était parti porter secours à une famille. Grièvement brûlé par les flammes, il a succombé à ses blessures.
Les moyens de secours font défaut et les services de la Protection civile se retrouvent dépassés par l’ampleur de la catastrophe. Comme d’habitude, c’est grâce à la solidarité des habitants des villages voisins que la population en détresse reçoit de l’aide face à ces incendies gigantesques.
En plus des arbres fruitiers et des milliers de ruches d’abeilles réduits en cendres, des habitations ont été dévorées par les flammes et des poulaillers entièrement ravagés. En l’absence d’un bilan officiel, certaines sources locales évoquent près de 80 familles sinistrées.
Les feux continuent de progresser et sont loin d’être maîtrisés. Les habitants d’At Wartilan ont lancé des appels de détresse.
Quant à l’origine de ces incendies, la piste criminelle est évoquée avec insistance par plusieurs habitants de la région que nous avons contactés. « Ce qui est étrange, c’est que les incendies de chaque été ne touchent que les localités kabyles. Étrange ! », fait remarquer un jeune d’At Wartilan avec beaucoup de colère. Les habitants de cette partie de la Kabylie sont livrés à eux-mêmes.
Idir Yatafen



AZUL !,
Comme chaque été, la kabylie est touchée et meurtrie par des incendies dont la plupart est d’origine douteuse ! , et encore on n’est qu’à la mi-juillet.
A toute fin utile, je signale à la rédaction de Tamurt, que le nom exact de la localité et du Arch est ‘ ITH WERTHIRANE ‘.
A Abella ! it wurtiRan ! = Ceux ayant des vergers (exploitants de vergers) tibhirin.
it wurtiRan est une extension de It N Wurtiran.
Urtiran est un mot d’origine latine introduit: Hortus (hoticulture)
Vous faites vraiment dans la mauvaise foi.
Dites nous que les irresponsables Kabyles sont à l’origine des incendies !
Pour qu’il y’ait feu, il y’a obligatoirement un homme et un briquet, il faut juste dire qui est cet « homme » et que veut cet homme à la Kabylie.
Quelle tragédie. Une nouvelle vie perdue, des familles sinistrées, des forêts détruites, des vergers partis en fumée et des milliers de ruches anéanties. Toutes mes pensées vont aux habitants d’At Wartilan et à la famille de ce jeune homme qui a perdu la vie en voulant sauver d’autres personnes. Son courage mérite le respect.
En revanche, il est temps que chacun assume sa part de responsabilité. Si certains incendies peuvent être d’origine criminelle, d’autres résultent malheureusement de comportements humains évitables. En pleine canicule, alors que la végétation est aussi sèche que de la poudre, continuer à lancer des feux d’artifice et des pétards pour fêter la réussite au BAC, au BEM ou célébrer des mariages est une irresponsabilité qui n’a plus sa place.
Les spécialistes sont unanimes: les feux de forêt ont des causes multiples:
actes criminels
négligence
conditions météorologiques
travaux agricoles
lignes électriques, etc.
Mais une réalité ne fait aucun doute: en période de risque extrême, toute source d’étincelles évitable augmente le danger. C’est précisément pour cette raison que de nombreux pays et régions interdisent les feux d’artifice durant les épisodes de sécheresse.
Il y a aussi une autre question qui mérite d’être posée. Les feux d’artifice, pétards et autres artifices pyrotechniques sont censés être strictement encadrés, voire interdits. Pourtant, chaque été, ils sont vendus au vu et au su de tout le monde. Les réseaux d’approvisionnement semblent échapper à tout contrôle. Cette même passivité est souvent dénoncée face à d’autres fléaux qui fragilisent la Kabylie: circulation des drogues, trafics divers et autres activités illicites.
Mais, au-delà des responsabilités des autorités, personne n’oblige un citoyen à allumer une mèche en pleine saison des incendies. La meilleure façon d’honorer la mémoire des victimes est aussi de changer nos propres comportements.
La solidarité des villageois est admirable. Leur courage est exemplaire. Mais la Kabylie ne peut pas continuer à compter uniquement sur la solidarité pour éteindre des incendies qu’une partie d’entre eux aurait peut-être pu être évitée. Aimer la Kabylie, ce n’est pas seulement la défendre en paroles; c’est aussi refuser tout comportement qui augmente le risque de voir partir en fumée son patrimoine, ses villages et ses forêts. Nous devons être à la hauteur de cette responsabilité collective.