Le calvaire de Chérif Mellal se poursuit : trois ans de détention et un verdict attendu le 23 septembre

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Cherif Mellal
Cherif Mellal

ALGER (TAMURT) – Le verdict dans l’affaire de Chérif Mellal, ancien président de la JS Kabylie (JSK), a été renvoyé au 23 septembre prochain par la Cour d’Alger. Lors de l’audience en appel, le parquet général a requis une peine particulièrement lourde de 10 ans de prison ferme, assortie de sanctions financières contre les personnes concernées par le dossier.

Depuis son arrestation en janvier 2023, Chérif Mellal traverse une épreuve qui n’en finit pas. Plus de trois années de procédures judiciaires et de détention ont profondément marqué l’ancien dirigeant sportif, autrefois porté par la passion du football et par son engagement à la tête du club le plus emblématique de la Kabylie. Ancien président de la JSK entre 2018 et 2021, Chérif Mellal s’est retrouvé au cœur de plusieurs procédures judiciaires portant notamment sur des accusations liées au contrôle des changes, aux mouvements de capitaux vers l’étranger et au blanchiment d’argent. Un dossier monté de toutes pièces par les services secrets algériens. Le parquet estime que des opérations financières irrégulières auraient été réalisées à travers différentes structures liées à ses activités professionnelles et sportives. De son côté, la défense a toujours contesté les accusations, affirmant que les transactions visées par l’enquête étaient légales et dûment justifiées. Les avocats de Mellal soutiennent également que plusieurs éléments avancés par l’accusation ne démontrent pas l’existence d’une infraction pénale caractérisée.

Le poids de la détention
Au-delà des débats juridiques, c’est avant tout la dimension humaine de cette affaire qui interpelle ses proches et ses nombreux soutiens. Depuis son placement sous mandat de dépôt, Chérif Mellal a passé de longs mois derrière les barreaux, alors même qu’une partie des accusations initialement portées contre lui n’a pas été retenue par la justice. En 2024, il a notamment été relaxé dans une affaire liée à l’atteinte à l’intégrité du territoire national. Pour ses partisans, cette succession de procédures a transformé la vie de l’ancien président de la JSK en véritable calvaire. Ils soulignent les conséquences psychologiques, familiales et professionnelles d’une détention prolongée qui dure depuis plus de trois ans.

Un sentiment d’injustice chez ses soutiens
Dans les rangs de sa famille et de ses défenseurs, le sentiment dominant est celui d’une profonde injustice. Beaucoup estiment que Chérif Mellal paie aujourd’hui ses prises de position publiques et son refus de céder à certaines pressions lorsqu’il dirigeait la JSK. Ils considèrent que la longueur de la détention, les refus successifs de mise en liberté provisoire et la sévérité des réquisitions du parquet renforcent le malaise autour de cette affaire. Le 23 septembre constituera une nouvelle étape décisive dans un dossier qui revêt le caractère d’un procès politique. Pour rappel, Cherif Mellal a observé à plusieurs reprises une grève de la faim pour réclamer la programmation de son procès face aux retards enregistrés et la tenue d’un procès équitable.

Aksil K.

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