Arrestations : après M’henna Djebbar, c’est au tour d’Amara Benyounès

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Amara Benyounès
Amara Benyounès

ALGÉRIE (TAMURT) – Les décideurs algériens n’hésitent pas à sacrifier leurs propres supplétifs pour sauver leur peau. Le mois passé, pour montrer patte blanche aux dirigeants français, la justice algérienne n’a pas hésité une seconde à interpeller puis à placer sous mandat de dépôt le général kabyle M’henna Djebbar, pourtant connu pour son allégeance totale à tous les clans du régime algérien.

Dans l’affaire de l’enlèvement en France de l’activiste algérien connu sous le nom d’Amir DZ par les services secrets algériens, à la demande de la France, l’Algérie a jeté au cachot M’henni Djebbar, qui était, au moment des faits, le patron des services de renseignement extérieur.

Son arrestation est passée sous silence en Algérie comme en France. Presque personne n’a évoqué l’emprisonnement du général M’henni Djebbar, qui était l’un des membres influents du régime algérien. Mais comme il est kabyle, ce n’est guère un souci pour le régime algérien de le sacrifier et de l’humilier.
Le nom de M’henni Djebbar est souvent cité dans l’affaire des feux qui ont ravagé la Kabylie en 2021 ainsi que dans l’affaire Djamel Bensmaïl.

Cette semaine encore, c’est un autre supplétif kabyle du régime algérien qui a été mis en cellule. Il s’agit d’Amara Benyounès. L’ancien cadre du RCD puis ministre de Bouteflika est accusé dans plusieurs affaires de corruption remontant à l’époque de Bouteflika.

Le procureur de Sidi M’hamed a ordonné son arrestation et son placement sous mandat de dépôt à la prison de Koléa, en attendant son jugement. Selon les premiers éléments d’information sur cette affaire, Amara Benyounès risque jusqu’à 19 ans de prison. Il est accusé de corruption, de dilapidation de biens publics, d’abus de pouvoir, entre autres.

Pourtant, même dans l’actuel gouvernement de Tebboune, certains ministres sont impliqués dans des affaires de corruption plus graves que celles reprochées à Amara Benyounès, mais ils ne sont jamais inquiétés, comme le ministre du Commerce, Rezig. Un certain Bengrina est également connu dans les milieux de la corruption, mais il n’a jamais été cité, car il est protégé par Abdelmadjid Tebboune.

Idir Yatafen

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