KABYLIE (TAMURT) – Aujourd’hui, c’est le 28e anniversaire de l’assassinat du chanteur kabyle Matoub Lounès par la Sécurité militaire algérienne, le 25 juin 1998. C’était à Tala Bounane, non loin de chez lui, à Ath Douala, en pleine compétition de la Coupe du monde, comme cette année. Les autorités algériennes ont tout fait pour attribuer ce crime aux islamistes, mais il est clair comme de l’eau de roche que Matoub Lounès a été liquidé physiquement par les services secrets algériens.
Le commandant de la Sécurité militaire à Tizi Ouzou, qui a été chargé de cette opération, a été retrouvé assassiné dans une chambre d’hôtel à Tizi Ouzou, à la suite d’une rencontre avec sa maîtresse. Les dix autres éléments du DRS qui ont tué Matoub ont subi le même sort. Tous ont été tués par leurs pairs afin de ne laisser aucune trace ni aucun témoignage sur l’implication directe des militaires algériens dans cette affaire de liquidation physique.
Quelques heures seulement après son assassinat, tous les gendarmes de la brigade d’Ath Douala, une quarantaine au total, ont été mutés vers d’autres casernes, loin de la Kabylie. Il y a certainement une raison.
Récemment, plusieurs témoins ont affirmé que la voiture de Matoub Lounès, quelques heures avant son assassinat, avait été suivie par le véhicule de l’ancien maire et député de Tizi Ouzou, Wahab Aït Menguellet.
Pour camoufler l’affaire, les enquêteurs et la justice algérienne ont clos le dossier en affirmant que les dix terroristes islamistes qui avaient assassiné Matoub Lounès avaient tous été éliminés dans le cadre de la lutte de l’armée contre le terrorisme. Une histoire qui n’a jamais pu tenir debout.
Idir Yatafen



Ayizem anda tellidh.