KABYLIE (TAMURT) – La visite en Algérie du ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a suscité de nombreuses réactions dans certains cercles proches du pouvoir algérien. Plusieurs médias favorables au régime ont laissé entendre que la France serait prête à livrer aux autorités algériennes des militants indépendantistes kabyles exilés en France et recherchés par la justice algérienne. Une hypothèse que plusieurs juristes et observateurs considèrent comme très improbable.
En France, le pouvoir judiciaire fonctionne de manière indépendante du pouvoir politique. Ni le ministre de la Justice ni même le président de la République ne peuvent décider seuls d’une extradition ou d’une expulsion sans décision judiciaire conforme au droit français et international. Le nom de Ferhat Mehenni est notamment cité par certains médias algériens parmi les personnes que l’Algérie souhaiterait voir remises à Alger.
Or, les bénéficiaires du statut de réfugié politique disposent d’une protection juridique encadrée par la Convention de Genève relative au statut des réfugiés. Ferhat Mehenni bénéficie d’une protection accordée par OFPRA, organisme chargé de la protection des réfugiés et apatrides en France. Plusieurs spécialistes rappellent également que l’extradition vers un pays accusé de violations des droits fondamentaux reste juridiquement très encadrée en Europe.
L’affaire récente impliquant un diplomate algérien poursuivi en France dans le cadre d’une enquête liée à l’enlèvement de l’opposant connu sous le nom d’« Amir DZ » illustre, selon certains observateurs, les limites de l’influence politique algérienne sur la justice française.
Par ailleurs, une partie importante des militants indépendantistes kabyles installés en France possèdent également la nationalité française, ce qui rend toute expulsion encore plus improbable sur le plan légal.
Pour de nombreux militants kabyles vivant en Europe, les pays d’accueil constituent aujourd’hui des espaces leur permettant de poursuivre leurs activités politiques et militantes dans un cadre légal et démocratique.
Idir Yatafen



Azul. Quand les incorruptibles du FIS avaient pour objectif essentiel de mettre à bas ce régime illégitime issu du coup d’Etat militaire de juillet 62 , ce sont les Kabyles qui ont joué le rôle vde soutien des généraux criminels Algériens en se faisant manipuler par Sadi .
Aitberber a misn’FIS . J’espère que tu plaisantes avec cette provocation « Les incorruptibles du FIS » ? Tu connais la citation de W Shakespeare » L’enfer est vide, tous les démons sont ici » On va finir par le croire avec ce genre d’inversion des valeurs qui ne te dérange pas apparemment. Heureusement que le RCD est intervenu, il a au moins retardé en Algérie l’avènement d’un régime iranien ou pire style afghan avec le cuissage possible via le makhrayage des petites fille à 9 ans comme cela vient d’être voté à Kaboul. Si c’est cela que tu appelles des gens incorruptibles? Change de pseudo et retourne dans la caverne de Platon l’obscurantiste!
Un problème purement politique algérien devient une affaire sécuritaire internationale que le pouvoir intègre au premier plan dans ses négociations avec un partenaire important.
Les décideurs ne parlent ni économie ni diplomatie avec la France mais son seul souci c’est les opposants en exil.
Ça dénote une fragilité d’un système illégitime, son seul souci c’est d’anéantir l’opposition.
Je conseille aux décideurs d’aborder ce problème par le dialogue et l’ouverture de l’expression politique dans le pays pour laisser tout le monde s’exprimer sans risque d’aller en prison.
C’est la seule solution pour le pouvoir pour éviter sa chute brutale avec des conséquences imprévisibles pour le pays.
Drôle de façon d’évoquer « la justice algérienne » alors qu’il s’agit tout simplement du pouvoir militaro politique algérien. Il n y a pas de justice en Algérie.