Saïd Sadi rentre au pays le 31 juillet

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Said Sadi devant la salle de la CFDT, Paris
Said Sadi devant la salle de la CFDT, Paris

FRANCE (TAMURT) – La date du retour de Saïd Sadi en Algérie est désormais connue : ce sera le 31 juillet prochain. De ce fait, il ne participera pas à la campagne électorale des législatives auxquelles son mouvement, Assirem, entend prendre part avec deux listes en Kabylie.

L’exil de Saïd Sadi aura ainsi duré près de sept ans. L’ancien président du RCD avait quitté l’Algérie à la fin de l’année 2019 pour s’installer en France, plus précisément à Marseille. Il n’a jamais véritablement expliqué les raisons de son départ. Récemment, il avait déclaré : « J’ai terminé la rédaction de mes mémoires, je peux donc rentrer chez moi. »

Cependant, nombreux sont ceux qui estiment que son exil ne s’expliquait pas uniquement par l’écriture de ses mémoires. Son départ était intervenu en pleine période du Hirak, mouvement auquel il a consacré un ouvrage. Craignait-il une arrestation à l’époque ? La question continue d’alimenter les débats.
Son retour surprend également certains observateurs. Le contexte politique algérien n’a guère changé depuis son départ et les poursuites judiciaires visant des responsables politiques, des militants et des opposants restent d’actualité.

En France, les conférences et séances de dédicaces de Saïd Sadi ne semblent plus attirer les foules d’autrefois. Lors de ses dernières interventions publiques à Paris, il se retrouvait souvent devant quelques dizaines de sympathisants seulement.

Malgré cela, Saïd Sadi demeure une figure emblématique de la vie politique kabyle. Son engagement en faveur de la démocratie, de l’identité amazighe et de la laïcité continue de lui valoir le respect d’une partie importante de l’opinion.

Enfin, un comité d’accueil serait déjà à l’œuvre pour préparer son arrivée prévue le 31 juillet à l’aéroport d’Alger.

Idir Yatafen

2 Commentaires

  1. Au nom de nos chers Kabyles qui sont en prison pour avoir simplement exprimé une opinion, j’appelle les Kabyles à boycotter les élections législatives du 2 juillet 2026. D’ailleurs, ces législatives ne nous concernent pas, ni de près ni de loin. Cela dit, je n’ai jamais voté, sauf une fois, lors des législatives de 1991. Après, j’ai regretté d’avoir voté pour le FFS de feu Hocine Aït-Ahmed, du fait qu’il ait rejoint les islamistes à Sant’Egidio.

  2. Il est temps qu’il se réconcilie avec ses frères de combats à savoir surtout avec Ferhat Mehenni. J’aimerais bien qu’ils se débattent autour d’une table. Leurs querelles sont inutiles. Par contre, elles servent le régime algérien et les islamistes. Le dialogue, que le dialogue et rien que le dialogue qui sert à entendre.

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