Commémoration du 20e anniversaire de l’assassinat de Rabah Aïssat : le FFS se recueille sur sa tombe

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Commémoration du 20e anniversaire de l’assassinat de Rabah Aïssat
Commémoration du 20e anniversaire de l’assassinat de Rabah Aïssat

KABYLIE (TAMURT) – Le 12 octobre 2006, Rabah Aïssat, président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Tizi Ouzou et élu du Front des forces socialistes (FFS), a été assassiné de trois balles dans un café situé non loin de son domicile, à Aïn Zaouia. Vingt ans après cet assassinat lâche, le souvenir de cet homme, très respecté en Kabylie, reste vivace. Même Hocine Aït Ahmed, pourtant son aîné, l’appelait affectueusement « Ra Babah ».

La vérité sur l’assassinat de Rabah Aïssat n’a jamais été établie publiquement, comme c’est malheureusement le cas dans plusieurs affaires d’assassinats politiques en Kabylie. « Da Rabah a été tué par la mafia du foncier de Tizi Ouzou. Les services de sécurité n’ont jamais mené d’enquête sérieuse. Les assassins, comme leurs commanditaires, n’ont jamais été inquiétés à ce jour. Même les responsables du FFS à Tizi Ouzou préfèrent encore se taire. Une chose est certaine : Da Rabah n’a pas été tué par des terroristes islamistes », affirme un ancien élu du FFS à l’APW de Tizi Ouzou, qui a travaillé sous sa présidence.

Ce vendredi, la direction nationale du FFS et plusieurs centaines de militants se sont recueillis sur la tombe de Rabah Aïssat, au cimetière de son village natal, Aïn Zaouia, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la ville de Tizi Ouzou.

« L’assassinat de Rabah Aïssat avait profondément affecté Hocine Aït Ahmed, selon ses proches à l’époque. À chaque décennie, le régime algérien lui arrachait l’un de ses proches collaborateurs », confie le même ancien élu.

Aujourd’hui encore, le nom de Rabah Aïssat résonne en Kabylie, bien au-delà des rangs de son parti, le FFS. Il est notamment à l’origine du concours du village le plus propre de la wilaya de Tizi Ouzou, organisé chaque année et qui porte désormais son nom.

Son engagement et son souvenir restent associés à cette initiative citoyenne, qui encourage les villages à préserver leur environnement et leur cadre de vie. Un héritage qui correspond à l’image d’un homme dont la simplicité, la proximité avec les citoyens et le dévouement restent gravés dans la mémoire de nombreux Kabyles.

Idir Yatafen

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