Saïd Sadi : « Mon procès contre le journal El Watan aura lieu le 8 novembre »

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Said Sadi
Said Sadi

ALGÉRIE (TAMURT) – Saïd Sadi donne signe de vie. Absent du Salon du livre, le SILA d’Alger, où ses ouvrages sont exposés, il annonce depuis Marseille que son procès contre le journal El Watan est prévu pour le 8 novembre 2026.

« Le 13 août dernier, le quotidien El Watan publiait un brûlot dans lequel un certain Samir Berrahal, qui s’avérera être un pseudonyme, lançait de graves accusations et, indirectement, des incitations à la violence contre ma personne. Comme je l’ai toujours fait pour les écrits ou propos visant à diffamer ou harceler, j’avais déclaré le 24 août que la justice serait saisie de cette infamie », rappelle l’ancien patron du RCD dans une longue déclaration rendue publique.

Il précise que sa « plainte a été déposée au tribunal d’Azazga, dont relève, pour ce genre de dossiers, mon lieu de résidence, et la notification a été signifiée à Monsieur Omar Belhouchet, directeur d’El Watan, qui en a personnellement accusé réception, ce lundi 19 octobre. L’audience est fixée au 8 novembre ».
Saïd Sadi a répondu aux citoyens qui s’interrogent sur le temps mis à conclure cette procédure : « La raison de cette durée tient au parcours du mis en cause. Outre qu’il est une vieille connaissance, Omar Belhouchet fut l’un des journalistes qui avaient contribué à l’émergence d’une presse privée, lieu d’expression de l’alternative démocratique pour laquelle nous nous étions engagés corps et âme ; ce qui lui avait valu plusieurs procès intentés par les tenants de la censure et de l’arbitraire ou leurs relais. Il avait, comme moi-même du reste, miraculeusement échappé à un attentat. »

Il ajoute que « se retrouver dans un prétoire face à la personne avec laquelle j’ai partagé les valeurs et les risques qui ont construit nos vies m’apparaissait comme une forme de victoire concédée à ceux que nous avions combattus ; c’est-à-dire les ennemis, hélas nombreux, de la liberté. J’ai donc demandé à mes conseils de voir dans quelle mesure il pouvait exister une piste menant à un procès sans impliquer un homme qui avait été, lui aussi, victime des mêmes indignités que celles qu’il a laissées paraître dans le titre qu’il dirige aujourd’hui encore. Comme je le pressentais, la tentative d’extraire Omar Belhouchet de cette ténébreuse affaire fut finalement vaine car, dans ce genre de délit, le directeur de publication est juridiquement le premier concerné ».

En revanche, Saïd Sadi n’a donné aucune explication sur son séjour prolongé en France, question qui taraude encore davantage ses partisans. Il n’a pas non plus précisé s’il sera présent, le 8 novembre, au tribunal d’Azazga, dans la wilaya de Tizi Ouzou, pour affronter le directeur d’El Watan, Omar Belhouchet.
Saïd Sadi sera-t-il de retour en Kabylie pour couper court aux rumeurs d’un retour en exil ?

Idir Yatafen

1 COMMENTAIRE

  1. Azul. pourtant El Watan, c’était tes potes puisqu’ils étaient considérés comme le canal médiatique des généraux supposés progressistes qui ont fait le coup d’État militaire de janvier 92 pour lesquels tu as fait rallier les Kabyles. Bande de crétins, autant que vous êtes, les criminels de généraux se sont servis de vous pour éradiquer le FIS et ils se sont retournés contre la Kabylie. C’est bien le scénario que je t’ai prédit le premier 1991. et voilà le beau travail des démagogues du RCD.

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